Topographie historique du département de l'Ain

 

ou

 

Notices sur les communes, les hameaux, les paroisses, les abbayes, les prieurés, les monastères,...

 

accompagnée d'un précis de l'histoire du département

depuis les temps les plus reculés jusqu'à la Révolution

 

par Marie Claude Guigue (1832-1889)

 

Archiviste paléographe, Correspondant du Ministère de l'Instruction publique pour les travaux historiques et archéologiques, Membre de la Société de l'École des Chartres, Associé Correspondant de la Société des Antiquaires de France, Correspondant de la Commission de la Topographie des Gaules, Correspondant de la Société d'Emulation et Membre titulaire de la Société littéraire, historique et archéologique de l'Ain, etc

 

Monfort (page 282)

Montfort (pages 117, 128, 175, 251,259, 261, 282, 284, 367, 458, 461, 471, 473, 483, 496, 510)

 

Non seulement tous les historiens et les chroniqueurs de la Bresse, du Bugey, de la Dombes, du Pays de Gex, ceux des provinces circonvoisines, les grandes collections scientifiques, mais encore et surtout les archives publiques et particulières ont été consultés et mis largement à contribution. C'est ce dont on pourra se convaincre en parcourant la liste imprimée ci-après des ouvrages cités.

 

PRÉCIS HISTORIQUE

 

FORMATION DES PROVINCES DE BRESSE, BUGEY, DOMBES, ETC.

 

Les petites seigneuries indépendantes qui surgirent en grand nombre, dans nos pays, à l'extinction du Deuxième Royaume de Bourgogne et dont les rivalités persistantes ensanglantèrent trop souvent le sol, ne vécurent que quelques siècles ; toutes, peu à peu, les unes absorbées en bloc, les autres démembrées, vinrent se fondre, comme je vais essayer de l'exposer, par suite d'alliances, d'échanges ou de faits de guerre, sous la souveraineté de deux familles étrangères, les puissantes maisons de Bourbon et de Savoie, et formèrent nos provinces de Bresse, Bugey, Dombes, Valromey, Pays de Gex et Franc-Lyonnais.

 

LA BRESSE

Le nom de Bresse, Briscia, de Brexio, Brixia, Brissa, Brescia, Bressia, apparaît, pour la première fois, dans la légende de St Trivier, que l'on croit avoir été rédigée au VIIe ou au VIIIème siècle. Il semble avoir été appliqué d'abord à une vaste forêt (saltus de Brixio), puis étendu d'une manière vague, par superposition à d'autres noms plus anciens, à tout le territoire en plaine et jadis couvert de bois de la rive gauche de la Saône, depuis St Laurent les Chalon jusqu'au Rhône. Ce n'est qu'au XVème siècle que ce nom acquit la signification géographique que nous lui attribuons encore aujourd'hui, en servant à désigner l'état issu de l'union, sous la même autorité, des terres allodiales de Bâgé, de Châtillon, de Montluel et de partie de celles de Coligny et de Villars.

 

La Sirerie de Bâgé (dominium, terra de Balgiaco, de Brixia) ne consista d'abord qu'en une concession territoriale faite, en 830, selon Fustailler, aux dépens de l'église de Mâcon, par Louis-Ie-Débonnaire, à Wigues ou Hugues, gouverneur des frontières, en récompense de services militaires. Celte concession, arrondie par les successeurs de Hugues, s'agrandit, en 1228, de toute la seigneurie de Châtillon-les-Dombes, que Sibille de Beaujeu apporta en dot à Renaud de Bâgé. En 1272, lorsqu'elle passa à la maison de Savoie, par suite du mariage de Sibille, unique héritière de Guy de Bâgé, elle débordait au nord les limites actuelles du département, et s'étendait, limitée d'un côté par la Saône et de l'autre par les premières collines du Revermont, depuis Cuisery jusqu'à Bourg.

 

La seigneurie de Châtillon, dont l'importance consistait surtout en un château-fort, ne resta que peu de temps sous la souveraineté des gentilshommes qui en portaient le nom. Vers la fin du XIème siècle, ils l'aliénèrent aux Enchaînés de Montmerle. Vers 1101, Robert l'Enchaîné la céda à Humbert de Beaujeu. En janvier 1228, Guichard IV de Beaujeu la comprit dans la dot de Sibille, sa fille, en la mariant avec Renaud, sire de Bâgé.

 

La seigneurie de Montluel comprenait une grande partie de la Valbonne. Elle resta possédée par les seigneurs qui en avaient pris le nom jusqu'à Jean de Montluel, qui, se voyant sans enfant, en fit donation, le 12 février 1326, à Humbert, dauphin de Viennois, son parent. Humbert jouissait déjà de la seigneurie de Pérouges, provenant des comtes de Forez et de Lyon, acquise, en 1319, de la maison de Genève. En 1327, il acheta celle de Gourdans des seigneurs d'Anthon et se fit céder, pour la rançon de Guichard, sire de Beaujeu, fait prisonnier à la bataille de Varey, celles de Meximieux et du

Bourg St Christophe. Son successeur s'empara, quelques années plus tard, de vive force, sur Edouard de Beaujeu, de la seigneurie de Miribel, qu'il annexa à ses possessions de la Valbonne. Toutes ces terres, cédées à la France par le dernier dauphin de Viennois, furent remises par voie d'échange, le 5 janvier 1354, à Amédée V, comte de Savoie.

 

La sirerie de Coligny apparaît dès le Xème siècle. Elle comprenait non seulement le Revermont, qui en fut le noyau, mais encore Cuiseaux, St Amour, Cressia, Gigny en Comté, et se prolongeait jusque dans le Bas-Bugey, au bord du Rhône. Ses limites longeaient ; au nord, la Tour de May, Orgelet, Presilly, la Roche, St Laurent et Savigny ; à l'orient, Savignat, Arinthod, Boulavant, Coisiat, Coiselet, Matafelon, Brion, Port, Chevillard, Rougemont et Ste Blaisine ; au midi, Cleysieu, Villebois, St Sorlin et Lagnieu ; à l'occident, Louhans, et de Louhans tendaient à Lagnieu par Viriat, St Just, Bouvens, Montagnat, Priay et St Denis le Chosson. Partie de la souveraineté de cette riche sirerie passa, au XIIIème siècle, par suite de mariage, aux seigneurs de Montluel, partie aux sires de la Tour du Pin. Humbert de la Tour, dauphin de Viennois, céda toutes ses possessions, à l'exception de celles du Bas Bugey, formant ce qu'on appelait la Manche de Coligny, à Robert, duc de Bourgogne, lequel les remit, en 1289, à Amédée VI, comte de Savoie, qui les unit à sa terre de Bresse.

 

La sirerie de Villars, qui apparaît vers 1030, ne consistait que dans les châtellenies de Villars, de Loyes, du Châtelard et de Trévoux, lorsque la famille qui en portait le nom s'éteignit, vers la fin du XIIème siècle, et transmit ses droits à celle de Thoire en Bugey, par suite du mariage d'Agnès de Villars avec Etienne Ier de Thoire. « Les sires de Thoire et deVillars, dit Guichenon, agrandirent bien leur estat, car outre ce qui estoit de l'ancien patrimoine de Villars, ils eurent par conqueste ou par acquisition Hauüet, Vassalieu, Bouligneux, le Plantey, tout ce qui est depuis le Pont-d'Ain jusqu'à Chasey, Trévoux, Ambérieu, Monthieux, Beauregard, Montdidier, Cornod, Vaugrineuse et Conflens, dont ils avoient la souveraineté et le ressort ». Humbert VII, le dernier des sires de Thoire-Villars, « chargé d'ans et d'ennuis, incapable de résister au duc de Bourgogne, qui avait envahi la plupart de ses forteresses du Bugey, se voyant sans enfant et presque à bout de ressources financières, vendit, le 11 août 1402, une partie de ses biens à Louis II, duc de Bourbon, et le 29 octobre suivant, tout ce qui lui restait de son riche héritage, au prix de 100 000 florins d'or, au comte Amédée VII de Savoie, ne se réservant que la jouissance viagère des terres de ses aïeux ».

* Après la mort d'Humbert VII de Thoire-Villars, arrivée le 7 mai 1423, les seigneuries de Villars et de Loyes furent annexées au groupe déjà formé par celles de Bâgé, de Châtillon, de Montluel et de Coligny, et la province de Bresse se trouva dès lors constituée avec Bourg pour capitale.

 

Cette belle province, conquise en moins de trois semaines par Philippe Chabot, au nom de François Ier, restituée, en juillet 1559, par le roi Henri II au duc Emmanuel Philibert, conquise de nouveau, en 1595, par les troupes d'Henri IV, commandées par le maréchal de Biron ; de sinistre mémoire, fut cédée définitivement à la France, en échange du marquisat de Saluces, par le duc Charles Emmanuel, par le traité conclu à Lyon, le 27 janvier 1601. Depuis celle époque jusqu'en 1789, elle fil partie du gouvernement de Bourgogne, sous le ressort du parlement, de la chambre des comptes et de la généralité de Dijon. Elle formait une élection particulière divisée en 25 mandements...

 

LE BUGEY

Le Bugey, Beugesium, Biauzois, dont Belley était la capitale, doit aussi sa formation provinciale à la maison de Savoie, qui sut, en cinq siècles, réunir sous sa suzeraineté toutes les terres allodiales qui se le partageaient. Vers le milieu du Xème siècle, elle succéda aux anciens comtes de Belley ; vers 1077, le comte Amédée II fut gratifié, suivant quelques auteurs, par l'empereur Henri IV, son beau-frère, des terres situées sur la rive droite du Rhône, mais, ce qui est bien plus probable, reçut ces terres, c'est-à-dire le Valromey et la Michaille, qui dépendaient du comté de Genève, dans la dot de Jeanne, fille du turbulent Gérold, comte de Genève ;

En 1196, le comte Thomas obtint de Régnier, abbé de St Rambert, la cession du château de Cornillon ;

En 1282, le comte Philippe se fit associer en pariage, par l'abbé d'Ambronay, dans la jouissance de tous les droits seigneuriaux de sa terre ;

En 1289, Amé IV, acquit de Robert, duc de Bourgogne, les seigneuries de Pont d'Ain, de Coligny-le-Keuf, de St André sur Suran, de Treffort et de St Etienne du Bois ;

En 1316, ce même comte s'empara de vive force du château et de la châtellenie de St Germain d'Ambérieu ;

En 1355, le comte Amédée V reçut, par voie d'échange, du roi de France, les seigneuries de Varey, de St Denis le Chosson, de Chazey sur Ain, de St Maurice de Rémens, de Lagnieu, de Lhuis, de St Sorlin, de St André de Briord, provenant des Coligny et des dauphins de Viennois ; en 1371, l'abbé d'Ambronay lui céda la terre de Loyettes ;

Enfin, en 1423, Amédée VII, en vertu de l'acquisition qu'il avait faite, en 1402 du dernier sire de Thoire-Villars, compléta le Bugey par l'adjonction de la terre patrimoniale de Thoire, accrue de celle de Nantua, usurpée sur les prieurs du lieu par les sires de Thoire et des seigneuries de Cerdon, de Poncin, d'Arbent, de Martignat et de Montréal, apportées en dot dans la famille de Thoire, les deux premières par Alix de Coligny, et les autres par Béatrix de Bourgogne.

 

Le Bugey subit toutes les révolutions de la Bresse : conquis en 1535, restitué en 1559, il fut conquis de nouveau par Henri IV, en 1595, et cédé à la France par le traité de 1601.

 

Il dépendait aussi du gouvernement de Bourgogne, du parlement et de la généralité de Dijon. Son élection comprenait, outre le bailliage de Gex, dix mandements ...

 

LA DOMBES

La Dombes, Pagus Dombensis, marchia Dumbarum, est mentionnée, de même que la Bresse, pour la première fois, dans la légende de St Trivier ; son nom, néanmoins, paraît plus ancien que celui de Bresse. C'est ce qu'il semble résulter de ce passage de la légende : duo pueruli de pago Dombensi, ubi Briscia dicitur, juxta fluvium Araris, passage où les mots ubi Briscia dicitur, n'ont été probablement introduits qu'à titre de glose, pour expliquer qu'à l'époque du légendaire on appelait Bresse un territoire qui était du pays de Dombes. Selon quelques auteurs et ainsi que tendent à l'établir des arguments tirés d'actes des XIIe, XIIIe et XIVème siècles (1), la Dombes aurait eu d'abord pour limites la Seille, la Saône, le Rhône et la rivière d'Ain, c'est-à dire aurait compris, à peu près, toute la région occupée jadis par les Ambarres ; mais, dans la suite, ces limites furent de beaucoup restreintes. Du XVème siècle, en effet, jusqu'en 1789, le nom de Dombes ne fut plus appliqué qu'au Beaujolais à la part de l'empire, donné, le 23 juin 1400, par Edouard II, sire de Beaujeu, à Louis II, duc de Bourbon, qui l'accrut, en 1402-1424, d'une partie de la sirerie de Villars. Par Beaujolais à la part de l'Empire on entendait les possessions que les sires de Beaujeu avaient sur la rive gauche de la Saône. Ces possessions étaient :

 

La seigneurie de St Trivier en Dombes, inféodée, vers 1050, à Guichard II de Beaujeu, par Eustache, comte de Forez ;

Celle de Beauregard, démembrée de Riottiers, donnée, vers la même époque, aussi à Guichard II, par Artaud-le-Blanc, vicomte de Mâcon ;

Celle de Montmerle, acquise par Guichard III, vers 1101, de Robert l'Enchaîné ; Celle de Chalamont, achetée, en 1212, au prix de 1,000 sous forts, d'Alard de Chalamont, par Guichard IV ;

Celles de Thoissey et du Bourg-St Christophe, usurpées (1233-1239), la première sur les abbés de Cluni, la deuxième sur ceux de St Rambert, par Humbert V ;

Et enfin, celle de Lent, vendue en totalité ou en partie, en 1244, par Jocelin de Morestel au même Humbert V.

 

Les seigneuries démembrées de la sirerie de Villars, qui entrèrent dans la composition de la Dombes, en 1424, furent celles de Trévoux, du Châtelard et d'Ambérieux, avec toutes leurs dépendances.

 

La Dombes, dont Trévoux était la capitale, fut confisquée, après la défection du trop fameux connétable de Bourbon, par François Ier, qui en fit prendre possession le 17 septembre 1523. François II la restitua, en 1560, à Louis de Bourbon-Montpensier. Le 2 février 1681, Anne Marie Louise d'Orléans, duchesse de Montpensier, dans l'espoir de tirer son Lauzun de prison, la donna, s'en réservant la jouissance viagère jusqu'à sa mort, arrivée le 5 avril 1693, à Louis-Auguste de Bourbon, duc du Maine, fils naturel de Louis XIV et de Mme de Montespan. Le 28 mars 1762, le comte d'Eu, deuxième fils du duc du Maine, la céda à Louis XV, en échange des vicomtés d'Argentan et d'Exme, de la terre et seigneurie de Sorel, du duché de Gisors, du marquisat de Bizy, etc. Le 30 août de la même année, elle fut officiellement annexée à la France, et par arrêt du Conseil d'Etat, en date du 1er juin 1781, réunie à la Bresse.

 

(1) Cf Guichenon, Dombes, tome I, page 7, note 2.

 

Au point de vue administratif et judiciaire, la Dombes était divisée en douze châtellenies subdivisées en communautés ...

 

LE PAYS DE GEX

Le Pays de Gex, démembré de l'ancien Comitatus Gebenensis, comprenait tout le territoire s'étendant depuis Vesenay, au Nord, jusqu'au Fort de l'Ecluse et à Vanchy, au Sud, et depuis la Valserine, à l'occident, jusqu'aux portes de Genève, à l'orient. Au commencement du XIIème siècle, il était possédé, à l'exception cependant de la vallée de Chézery, qui appartenait déjà aux comtes de Savoie, très-probablement par les gentilshommes du nom de Gex, auxquels succédèrent les comtes de Genève. Vers 1188, Amédée Ier, comte de Genève, le laissa à son deuxième fils, Amédée. Léonette de Gex, petite-fille de ce dernier, le porta en mariage à Simon de Joinville, en 1252. Hugard de Joinville le légua, le 16 octobre 1344, à son beau-frère, Hugues de Genève, seigneur d'Anthon, qui en fut dépossédé de vive force, en 1353, par Amédée VI, comte de Savoie. Il resta incorporé à la Savoie jusqu'en 1536. Celle année, les Bernois s'en emparèrent et ne le restituèrent qu'en vertu du traité de Lauzanne, du 3 octobre 1564, traité exécuté seulement en 1567. De 1589 à 1593, le Pays de Gex fut pris, repris, pillé, saccagé et incendié plusieurs fois par les troupes de Genève, de Berne et de Charles Emmanuel de Savoie. Enfin, par le traité de Lyon, de janvier 1601, Henri IV en obtint la cession, à la réserve seulement des villages de Chancy et d'Avully, délaissés aux Genevois, et de ceux de Chézery, de Balon, de Confort, de Lancrans, de Léaz et de Lélex, qui ne furent réunis à la France que par le traité de Turin, du 24 mars 1760 (1).

 

LE FRANC LYONNAIS

Le nom de Franc Lyonnais est relativement moderne. Il ne fut appliqué, en effet, qu'à partir du XVIème siècle, à l'ensemble des possessions féodales que l'Eglise métropolitaine de Lyon avait sur la rive gauche de la Saône, en dehors des limites du royaume de France, c'est-à-dire dans l'empire. Ces possessions étaient Cuires ou la Croix Rousse, un tiers de la commune de Caluire, celle de Fontaine en entier, celles de Rochetaillée, de Fleurieux et de Vimy, aujourd'hui Neuville sur Saône, presque en totalité, celle de Genay aussi en entier, le hameau de Bernoud, un quart de Civrieux, une faible partie de St Jean de Thurigneux, St Barnard, Riottier elle tiers de St Didier de Formans. Les sept dernières communautés appartiennent seules au département de l'Ain ; les autres dépendent du département du Rhône, mais toutes avaient fait partie de l'ancienne Dombes et des terres allodiales des grands vassaux qui se rendirent indépendants au XIème siècle.

 

(1) Cf le texte de ce traité dans Expilly, Dictionnaire de la France, tome 1, page 112.

 

TOPOGRAPHIE HISTORIQUE DE L’AIN

 

BIRIEUX, canton de Villars. Ecclesia de Biriaco, prioratus Biriaci, homines de Byreu, de Bireu, Birieu.

* Paroisse sous le vocable de St Pierre. L'abbé de l'Ile Barbe nommait à la cure.

* La paroisse doit son origine à un prieuré, mentionné dès 1468, qu'y possédait l'abbaye de l'Ile Barbe et dont elle reçut confirmation, en 1483, du pape Lucius III. En 1225, la garde du village appartenait à Gui le Déchaux et à Guiette, veuve de Durand de St Germain, chevalier. Le 2 mai 1226, cette dernière céda ses droits aux religieux qui, en récompense, « eam in sororem suam temporaliter et spiritualiter receperunt », et stipulèrent que, « cum sibi placuerit, habitum sanctimonialis ibidem induere poterit ». En janvier 1309, le prieuré et ses revenus furent unis à l'office de pitancier du monastère.

* Le 4 août 1422, Jean de Gour, dit de Taney, demanda à être enterré « en sa chapelle de l'église », et confirma la fondation qu'y avait faite son père. Le curé de Birieux était réduit à une portion congrue de 200 livres, que lui fournissaient les moines décimateurs de la paroisse.

* Birieu dépendait de la seigneurie de Villars.

 

V. Doc. Dombes, page 85, 86 et 21.8 ; Monfalcon, Lugd. hist. monum., page 356 ; Le Laboureur, Masures de l'Ile Barbe, tome 1 ; Cartulaire de l'aumônerie de l'Ile Barbe, f° 20 et 26 ; Grande pancarte de l'Ile Barbe, 40e peau ; Archives du Rhône, mss. I, 4500, page 129 ; Archives nationales, P, 1375, C. 1521 ; Visite pastorale de 1655, f° 251.

 

COLIGNY, chef-lieu de canton de l'arrondissement de Bourg. De Coloniaco, de Coloigniaco ; prior Colognaci ; Colognia, Colonheu.

* Cette importante commune, ville principale de l'ancienne sirerie de Coligny, qui s'étendait sur la Bourgogne, la Franche Comté, la Bresse et le Bugey, était possédée, dès le commencement du Xème siècle, par l'illustre et puissante famille du nom et armes de Coligny et dont Manassés le Vieux, vivant vers 910, paraît être la souche.

* Coligny était situé partie en Bresse, partie en Franche Comté. La partie dépendant du comté de Bourgogne était appelée Coligny le Vieil pour la distinguer de l'autre qu'on nommait Coligny le Neuf.

* Coligny le Vieil fut donné en partage, par Amé de Coligny, à Guillaume II, son fils aîné, qui ne laissa qu'une fille, Marguerite, mariée en 1280, à Guy de Montluel, lequel accorda, au mois d'avril 1290, une charte de franchises et libertés aux habitants. Jean de Montluel, fils de Guy, le céda, en 1331, à Etienne II de Coligny, dont la postérité en jouit jusqu'en 1639, époque où Charles de Coligny le remit à Clériadus de Coligny, qui le posséda en titre de marquisat. Quant à Coligny le Neuf, il passa, dans les premières années du XIIIème siècle, à la maison de la Tour du Pin, par le mariage de Béatrix, fille de Hugues de Coligny, avec Albert de la Tour. Humbert de la Tour, dauphin de Viennois et fils d'Albert, le céda, vers 1280, au comte Amé IV de Savoie. En 1337, Aimon de Savoie le donna en fief à Edouard, sire de Beaujeu. Edouard II de Beaujeu le vendit d'abord, avec clause de réméré, en 1361, à Guillaume de la Baume, seigneur de l'Abergement, puis le céda, quelque temps après, à Robert de Beaujeu, son oncle, dont les filles se partagèrent la succession en 1421. Coligny le Neuf échut à Jeanne, l'une d'elles, femme de Jean de Cusance, qui le transmit, par voie d'alliance et de succession, à la famille de Menthon. Bernard de Menthon le vendit à Charles, duc de Savoie, qui le remit, en 1524, à Charles de la Chambre, baron de Meximieux, puis le retira, pour l'aliéner à René de Chalant, maréchal de Savoie, lequel le revendit en 1540, à Louise de Montmorency. L'année suivante, cette terre fut achetée par Philibert de la Baume, baron de Montfalconnet, en faveur duquel le duc de Savoie l'érigea en comté, en 1556. Enfin en 1563, elle fit retour à Gaspard de Coligny, amiral de France. Gaspard II de Coligny, son petit-fils, mourut en 1646, laissant sa riche succession à Anne, duchesse de Châtillon-Coligny, sa fille, femme de Georges, duc de Wurtemberg et Teck, prince souverain de Montbéliard, dont les descendants reprirent le fief de Coligny en 1772.

* L'église de Coligny est sous le vocable de St Martin. Le 13 novembre 1361, Henri de Musy, chevalier, seigneur de St Etienne du Bois, demanda à y être inhumé et ordonna la construction d'une chapelle sur le tombeau de ses prédécesseurs. La cure était à la collation de l'abbé de St Claude, qui avait reçu confirmation, en 1184, de l'empereur Frédéric Barberousse, et de l'église paroissiale et du prieuré, aussi sous le vocable de St Martin. La tradition attribue la fondation de ce prieuré aux sires de Coligny. Parmi les prieurs connus on remarque : Guillaume et Fromond de Corent (13021339), Antoine de Buenc (1384), Antoine de Nancuyse (1409), Hector de la Poype (1433), Jean de Cornaloup, docteur en théologie (1459), Hugues d'Andelot (1477), Claude de Chaleauvieux, archevêque de Tarentaise (1494), Renaud de Sivria, protonotaire apostolique (1508), Jean René de Beaufort (1514), et Amé de Vergié. Sous ce dernier prieur, c'est-à-dire au milieu du XVIème siècle, à la suite de difficultés entre le duc de Savoie et l'empereur Charles V, comme duc de Bourgogne, les terres du prieuré furent partagées. Chacune des parties nomma un prieur : l'un jouissait des revenus des terres de Bresse, l'autre des revenus dépendants des fonds du comté. Quant au corps du prieuré proprement dit, il resta indivis. Cet état de choses dura jusqu'à la conquête de la Franche Comté, en 1674.

* Les hospitaliers de Laumusse possédaient, dans la paroisse, un membre de leur ordre (cf Bocarnoz). Dans le bourg ils avaient une chapelle dite de Hyerusalye, sous le vocable de St Jean-Baptiste. Au XVIIème siècle, quoique le revenu de cette chapelle fut considérable, il ne s'y faisait aucun service. A la même époque existait encore à Coligny une chapelle dédiée à St Claude « bien dotée et possédée par le sieur Bertrand, chantre du roi, qui y faisait célébrer deux messes par semaine ». Coligny était le chef-lieu d'un archiprêtré.

 

Cf Dubouchet, Preuves de l'histoire de la maison de Coligny ; Guichenon, Bresse, page 13 ; abbé Chevalier, Inventaire des Dauphins en 1516, nos 17, 57, 162, 260, 1000, 1056, 1102 et 1159 ; Cartulaire de Savigny et d'Ainay, pages 950, 950, 976, 1005, 1006 et 1010 ; Gacon, Histoire de Bresse et Bugey, page 85 ; Doc. Dombes, tome I, page 89 ; Christin, Dissertation sur St Claude, page 91 ; Dunod, Histoire des Séquanais, tome 1, pr ; Archives du Rhône, tit. Malle, mss. I, 4500, page 151 ; Visite pastorale de 1655, f° 183. Archives de la Côte d'Or, titre Coligny ; Nobiliaire de Bresse, page 45.

 

CORDON, section de la commune de Brégnier. De Cordono, Corduns, Cordons, Cordun ; Le château de Cordon, chef-lieu d'un des plus anciens mandements du Bugey, aurait été donné, suivant Guichenon, par l'empereur Henri IV, au comte Amédée II de Savoie. Ce fait n'est pas historiquement établi ; ce qu'il y a de certain, c'est que les comtes de Savoie en possédaient la suzeraineté dès le commencement du XIIème siècle, et que ce sont eux qui le remirent, très probablement en même temps que le Valromey, à Humbert III de Beaujeu, pour former la dot d'Auxilie de Savoie, sa femme. Le 20 juillet 1248, Humbert de Beaujeu, connétable de France, l'engagea au comte Amédée de Savoie, en nantissement d'une somme de 2 500 liv. qu'il lui avait prêtée. Les sires de Beaujeu le conservèrent jusqu'au 31 octobre 1285, époque où Louis de Beaujeu le céda à Jeanne de Montfort, comtesse douairière de Forez et femme, en deuxièmes noces, de Louis de Savoie, baron de Vaud, dont le fils le laissa, pour ses reprises dotales, à Isabelle de Châlon, dame de Joigny, son épouse, laquelle le remit, en 1366, au comte Vert de Savoie. A peine le château de Cordon fut-il uni à leur domaine, que les comtes l'inféodèrent, en toute justice, aux gentilshommes qui en portaient le nom et dont les auteurs l'avaient peut-être fait bâtir ; Parmi les plus anciens membres de cette famille, on connaît Bernard de Cordon, vivant en 1182, et Josselin de Cordon, en 1200. Amé VII, duc de Savoie, confisqua la terre de Cordon, pour crime de félonie, sur Aynard de Cordon. Ses descendants n'en rentrèrent en possession que le 6 juillet 1508, en vertu d'une nouvelle investiture donnée par le duc Charles. Ils la conservèrent jusqu'à Jacques de Cordon, seigneur d'Evieu, père de Louise, femme de Pantaléon Costa, comte de St Remy. Jacques de Cordon, la donna, le 22 novembre 1696, à Jacques Costa, son petit-fils, lequel la transmit à sa fille Clémence, femme de Jean François de la Pérouse, qui en reprit le fief, en 1723. Cordon passa ensuite à la famille de Dortan, qui le vendit, le 19 mai 1768, à Claude Sauvage, conseiller-maître en la cour des comptes de Dôle, dont le fils en jouissait en 1789.

 

* La chapelle de Cordon, sous le vocable de ..., formait l'un des bénéfices du prieuré de St Benoît de Cessieu. Elle fut confirmée à l'abbaye d'Ainay, le 26 février 1153, par le pape Eugène III, et en 1250, par le pape Innocent IV. En 1291, le curé de Brégnier reconnut que le prieur de St Benoît avait droit aux deux tiers des oblations qui se faisaient à Cordon, en deniers et en pains.

* Un très ancien péage, qui se levait au port de Cordon, était inféodé, aux derniers siècles, à la famille de Seyssel.

 

Cf Guichenon, Bugey, page 51 ; Aubret, Mémoires, tome I, pages 189, 500, et tome II, page 26 ; Nobiliaire du Bugey, page 32, 50 et 67 ; Archives nationales P, 1388, c. 24 et 26, et P, 1391, c. 560 ; Archives de Machruat, lit. St Sulpice ; Archives du Rhône, tit. d'Ainay, 2e arm., vol. 60, n. 3 ; Doc. Dombes, tome 1, page 37 ; Monfalcon, Lugd., histor. monum., page 415.— U. Chevalier, Inventaire des Dauphins en 1346, n° 1153.

 

CUISIAT, commune du canton de Treffort. Cuisiacus, de Cruysiaco, de Cuysia, Cuisiat les Revermons.

* Paroisse sous le vocable de St Clément, pape. Le prieur de Gigny nommait à la cure.

* Quoique indubitablement plus ancien, je n'ai pas trouvé mention de Cuisiat avant le XIIIème siècle. En 1235, les religieux de St Pierre de Mâcon s'associèrent en pariage Renaud, sire de Bâgé, dans la juridiction et les revenus des fonds qu'ils y détenaient.

* Suivant M. Gaspard, les moines de Gigny auraient possédé, dans les limites de la paroisse, un prieuré dont l'origine remonterait au Xème siècle, mais qui ne faisait peut-être qu'un avec celui de Montfort (cf ce nom).

 

Cf Gaspard, Histoire de Gigny, page 162 ; Cartulaire de Savigny et d'Ainay, pages 923, 949, 976, 1001 et 1015 ; Visite pastorale de 1655, f° 218 ; Archives de la Côte d'Or, tit. de Bresse ; Archives de l'Ain, série G.

 

CUISIAT (bief de), ruisseau affluent du Solnan.

 

GRILLY, commune du canton de Gex. Greylie, Grellier, Greillye, Grailie, Gralie, Greslie, Grilye, Grailier, Greilly.

* Paroisse sous le vocable de St Benoît. L'abbé d'Ainay présentait à la cure. L'église de Grilly fut confirmée à l'abbaye d'Ainay par bulle du pape Innocent IV, datée de Lyon, le 17 novembre 1250. Le revenu de la cure s'élevait à environ 250 livres. La dîme se partageait entre le curé et le seigneur.

* Grilly est une des plus anciennes seigneuries du pays de Gex. Dès 1120, elle était possédée par Girard de Grilly, chevalier, dont les descendants ont joué un rôle distingué en France au Moyen Age. Parmi eux on compte Jean IV de Grilly, sénéchal de Guyenne, en 1307, pour Edouard, roi d'Angleterre ; Jean V, mari de Blanche de Foix, fille de Gui, comte de Foix, et de Jeanne d'Artois ; Pierre II, captal de Buch, chevalier de l'ordre de la Jarretière, père de Rogère, femme d'Aimeri de la Rochefoucault ; Archambaud, époux d'Isabelle de Foix, etc. Le château de Grilly, qui relevait d'abord des comtes de Genevois, passa sous la mouvance des sires de Gex. Le 4 février 1278, Léonète, dame de Gex, reconnut le tenir en fief perpétuel de Béatrix, dame de Faucigny. Au commencement du XVIIème siècle, la seigneurie de Grilly appartenait à Vincent de Thorens et à Marie de Doin, son épouse. Ennemonde de Doin de Thorens, leur petite-fille, la porta en mariage dans la famille de Reydet. Gaspard de Reydet, écuyer, en reprit le fief le 12 août 1642, et la laissa (1682) à Jeanne Françoise de Reydet, sa fille, femme de Jean Pierre de Morand, contrôleur général des guerres au pays de Gex. Grilly resta dans la famille de Morand jusqu'au 16 novembre 1788, époque où Pierre Gabriel de Morand, seigneur de Montfort, le vendit à Joseph de Grenaud, baron de St Christophe en Savoie.

 

Cf Monfalcon, Lugd. histor. monum., page 415 ; Doc. Genève, tome XIV, n° 39 ; Regeste Genevois, page 496 ; Guichenon, Savoie, tome III, page 427 ; Brossard, Histoire du Pays de Gex, page 448 ; abbé Chevalier, Inventaire des Dauphins en 1546, page 291, n° 1648.

 

LAVAL, hameau de Bâgé la Ville.

 

LAVAL, hameau de Foissiat.

 

LAVAL, commune de Montracol.

 

LAVAL, hameau de Vonnas.

 

MONTFORT, hameau de Birieux.

 

MONTFORT, hameau de Cuisiat. Capellanus de Monte Firmitatis ; de Monte Forti.

* Ancien prieuré, sous le vocable de Notre Dame, dépendant du monastère de Gigny. L'église de ce prieuré, qui doit sans doute son origine à la donation que Manassès de Coligny fit, en 974, aux religieux de Gigny, était la mère de celle de Cuisiat. Au XVIIème siècle, ce n'était plus qu'une chapelle rurale, « où il y avait grande dévotion ». Le prieur de Gigny devait l'entretenir. Les oblations qui s'y faisaient lui appartenaient, mais il les laissait « à un hermite qui habitait auprès dans un hermitage ».

* Comme seigneurie, la terre de Montfort fut d'abord possédée, sous l'hommage des ducs de Bourgogne, par la maison d'Antigny. Guillaume d'Antigny la vendit, en toute justice, en 1335, à Galois de la Baume, seigneur de Valufin. Claude de la Baume, comte de Montrevel, l'aliéna, le 9 juin 1500, à Thomas Bergier, seigneur de Corrobert, mais la retira quelque temps après. Marc de la Baume, son arrière-petit-fils, la céda à François d'Andelot, dont les descendants en jouirent jusqu'à Anne d'Andelot, femme en premières noces de Louis de Foudras, qui en reprit le fief en 1642, puis en deuxièmes de François de Meyriat, dont la fille Françoise épousa Claude François de Louverat.

* Marie Françoise de Louverat, fille de Claude François, la porta en mariage, le 12 février 1705, à François Froissard de Broissia, écuyer, dont le fils, chevalier de Malte, en jouissait encore en 1789.

 

Cf Gaspard, Histoire de Gigny, page 462 ; Cartulaires de Savigny et d'Ainay, pages 926, 943, 975 et 1004 ; Guichenon, Bresse, pages 79 et 379 ; J. Baux, Nobilaire de Bresse, pages 121, 122. Collet, Statuts de Bresse, liv. 1, page 74 ; Visite pastorale de 1655, f° 218 ; Archives du Rhône, lit. St Martin le Châtel, chap. I, n° 5.

 

MONTRÉAL, commune du canton de Nantua. Mons Regalis, Castrum Montisregalis, Capella de Monrallea.

* Cette commune doit son origine et son nom à un château-fort que fit bâtir et que dénomma, vers 1245, Etienne II de Thoire-Villars. Avant cette époque, le territoire qu'occupe actuellement le village était inhabité et dépendait de la paroisse de Senoches ; le point culminant et presque inaccessible que choisit le sire de Thoire-Villars pour établir sa forteresse, portait le nom de La Bey ; Quarante ans s'étaient à peine écoulés depuis la construction du château, que déjà Montréal était devenu un bourg d'une certaine importance. En 1287, Humbert IV de Thoire-Villars lui accorda des franchises et des libertés municipales qui contribuèrent encore largement à sa prospérité. En 1294, il possédait des écoles régies par N. Poncet. En 1317, les habitants commencèrent à enceindre leur ville de murailles et travaillèrent jusqu'en 1353 à cette oeuvre de sécurité, encouragés qu'ils étaient par les privilèges que leur accordaient, avec largesse, les seigneurs du lieu, qui y avaient établi un bailliage, et en avait fait le chef-lieu de leurs terres du Bugey.

* Le 29 octobre 1402, Humbert VII, le dernier des sires de Thoire-Villars, « chargé d'ans et d'ennuis », vendit au comte Amédée VIII de Savoie sa seigneurie de Montréal, dont le duc Philippe de Bourgogne réclamait l'hommage à main armée, et dont le maréchal de Vergy s'empara de vive force, en 1403. Amédée VIII ne put entrer en possession de celle belle terre que le 13 septembre 1414. Ses successeurs la conservèrent, unie à leur domaine, jusqu'en 1523. Le 2 novembre de cette année, le duc Charles la céda, avec clause de réméré, à Laurent de Gorrevod, qui fut remboursé quelque temps après. Le 18 septembre 1565, le duc Emmanuel Philibert l'aliéna de nouveau, avec droit de rachat perpétuel, à Charles de la Chambre, baron de Meximieux. Le 24 avril 1566, le même duc céda son droit de rachat à Louis Oddinet, seigneur de Montfort, lequel désintéressa les ayants-droit du seigneur de la Chambre et entra en possession de Montréal, le 2 juillet 1570. Le 22 du même mois, Louis Oddinet en obtint l'érection en comté et le légua, le 12 octobre 1574, à Georges de Mouxi, seigneur de St Paul, son neveu, père de Gaspar de de Mouxi, femme de Louis de la Chambre de Seyssel, qui fut son héritier et reprit le fief de Montréal en 1622. Louis de la Chambre de Seyssel convola en deuxièmes noces avec Andréanne de Grammont, dont il eut plusieurs, enfants. Maurice de Seyssel, son fils, mourut sans enfant, en 1660. Ses soeurs possédèrent sa succession, pendant dix ans, d'une manière indivise. Le comté de Montréal échut en partage à François Emmanuel de Fauchier, fils de Paule de Seyssel, épouse d'Alexandre de Genève, marquis de Lullin, qui le transmit, par son testament du 20 février 1699, à Joseph Marie d'Alinge, marquis de Coudrée, son cousin, lequel le vendit, le 28 août 1720, à Bernard de Budé, seigneur de Ferney. Les héritiers de ce dernier le cédèrent, le 13 avril 1757, pour la somme de 60 000 livres, à Charles Joseph de Douglas, seigneur de Mépillat, Chiloup et Hautepierre, capitaine au régiment Royal-Ecossais, dont le fils, Archambaud de Douglas, fut le dernier seigneur comte de Montréal et fit bâtir le château moderne que ses descendants habitent encore. Il ne reste plus que des ruines informes de l'ancien manoir des sires de Thoire-Villars, qu'Henri IV fit démanteler en 1602, et qu'Antoine de Douglas, commandant de la place, fit détruire de fond en comble, en 1635, en vertu d'un ordre d'Henri de Bourbon, prince de Condé.

—L'église de Montréal, d'abord sous le vocable de St Maurice, est aujourd'hui sous celui de l'Assomption. Le prieur de Nantua nommait à la cure.

—La paroisse, démembrée de celle de Senoches, n'apparaît que dans les pouillés du XIVème siècle. En 1307, Louis de Villars, archevêque de Lyon, donna le patronage de l'église à Guy de Coligny, prieur de Nantua.

* Dans le château existait jadis une chapelle à laquelle Humbert, sire de Thoire-Villars, légua 200 florins d'or, par son testament du 16 décembre 1369.

* Le curé jouissait du tiers des dîmes, d'un pré dit des Prêtres, d'un autre dit de St Maurice et d'une rente de 20 écus.

* Les habitants possèdent encore la plus grande partie des forêts noires que le duc Philibert de Savoie avait abbergées à leurs ancêtres, le 3 novembre 1498.

* La foire qui se tient à Montréal le 8 décembre fut créée, en 1367, par Humbert VI de Thoire-Villars. Par lettres datées du 25 novembre 1498, le duc Charles de Savoie autorisa l'établissement du marché hebdomadaire.

 

Cf Debombourg, Archives du Bugey, tome II ; Guichenon, Bugey, pages 72 et 80, et Preuves, page 128 ; Bibliotheca Dumbensis, page 504 ; La Teyssonnière, tome III, page 108 ; Archives de l'Ain, tit. Nantua ; Archives de la Côte d'Or, tit. Bresse ; Visite pastorale de 1655, f° 127 ; J. Baux, Nobiliaire de Bugey, page 58.

 

MONTROZAT ou MEROUZARD, hameau de Birieux.

 

MONTROZAT, commune de St Georges de Renon. Montrosard.

* Seigneurie avec château inféodée par Humbert VII, sire de Thoire-Villars, à Jean de Montrozat, qui lui en rendit l'hommage en 1374. Les descendants de Jean de Montrozat en jouirent jusque vers 1665, époque où Françoise, fille unique d'Antoine de Montrozat, écuyer, la porta en mariage à René de Lucinge, seigneur des Alimes, père d'Emmanuel de Lucinge, dont la fille Françoise de Lucinge, la fit entrer dans la maison de Montfort, par son mariage avec Pierre Annet de Montfort, seigneur de Mionnas et baron de Creste en Genevois. Vers 1730, cette terre fut acquise par Jean Baptiste Cusset, ancien échevin de Lyon, dont la postérité en jouissait encore en 1789.

* Le château de Montrozat n'existe plus. Il fut détruit, au mois d'octobre 1594, par Joachim de Rye, marquis de Treffort, gouverneur de Bresse.

 

Cf Guichenon, Dombes, page 112 ; Nobiliaire de Bresse, pages 181, 224, 229 et 260 ; Idem, Histoire de la réunion de la Bresse à la France, page 298 ; Aubret, Mémoires, tome III.

 

PENARDS (LES), hameau de Manziat.

* Les rentes nobles de ce village furent unies à la seigneurie de Monfort en 1342 et 1343.

 

Cf Guichenon, Bresse, page 79, art. Montfort.

 

PÉROUGES, commune du canton de Meximieux.

* Perogioe, Peroges, de Perogiis, Porroyges, Peroge, Perosges.

* Paroisse sous le vocable de Ste Marie Madeleine. L'abbé de Cluni nommait à la cure. L'église de St Georges, située en dehors du bourg, était la mère église. Au XVIIème siècle, on y célébrait encore, tous les dimanches, la messe paroissiale. Celle église n'existe plus. La seigneurie de Pérouges faisait partie du patrimoine des anciens comtes de Forez et de Lyon, qui l'inféodèrent, vers 1100, à Guichard d'Anthon, premier du nom. En 1173, ils en aliénèrent la suzeraineté à l'église métropolitaine de Lyon. En 1236, Guichard III d'Anthon céda à l'abbaye de Cluni tout ce qu'il avait de droit sur la dîme de Pérouges, ne s'en réservant que la garde (retenta tamen mihi bona garda).

* Vers la même époque, les Hospitaliers des Feuillets étaient déjà possessionnés dans la commune. En 1282, ils cédèrent à un nommé Guillaume Mulet la jouissance viagère de leur grange de la Renoyre, située près du château.

* La seigneurie de Pérouges passa de la famille d'Anthon à celle de Genève, par le mariage d'Isabelle, fille d'Aymard d'Anthon, avec Hugues de Genève, chevalier. Elle resta le partage des puînés de cette dernière famille jusqu'à ce qu'elle arriva, vers 1319, aux dauphins de Viennois, qui lui accordèrent de notables privilèges en 1329 et 1334.

* Le 23 avril 1343, Humbert II, dernier dauphin de Viennois, la donna à la maison de France. Le 13 janvier 1354, le roi Jean et le nouveau dauphin, son fils, la cédèrent, en échange d'autres terres, au comte Vert de Savoie. En 1460, elle fut inféodée par Louis, duc de Savoie, à Philippe de Savoie, qui accorda à ses habitants, le 14 août 1469, en récompense de leur courageuse résistance aux attaques qu'ils avaient eu à soutenir de la part des Dauphinois, ses ennemis, l'exemption, pendant 20 ans, des droits de fouages, subsides, péages, gabelles et pontonnage. La note suivante fut insérée dans un des registres municipaux, en souvenir du siège que la ville eut à soutenir cette dernière année : Perogim Perogiarum, urbs imprenabilis ! Coquinati Delphinali venerunt et non potuerunt comprehendere illam, attamen importaverunt portas et gonos. Diabolus importat illos ! (Pérouges des Pérougiens, ville imprenable ! Les coquins dauphinois sont venus et n'ont pu la prendre. Ils ont emporté les portes et les gonds. Que le diable les emporte !).

* Emmanuel Philibert, duc de Savoie, remit d'abord Pérouges, le 18 septembre 1565, en échange des seigneuries de Poncin et de Cerdon, à Charles de la Chambre, chevalier, baron de Meximieux, puis, ayant révoqué cet échange, en disposa, le 25 avril 1566, en faveur de Louis Oddinet, baron de Montfort, qui le transmit par testament à Georges de Moussy, son parent, lequel le vendit, le 22 mai 1577, avec clause de réméré, à Antoine de Cadenet, seigneur de Chazelles. Humberte du Saix, veuve d'Antoine de Cadenet, aliéna Pérouges, le 25 septembre 1587, à Antoine Favre, juge-mage de Bresse, puis premier président au sénat de Savoie, qui s'en qualifia baron. Antoine Favre mourut en 1624 et laissa sa baronnie de Pérouges à Claude, son fils, seigneur de Vaugelas, qui la céda, le 22 février 1627, à Alexandre de de Falaise, conseiller du roi, lieutenant-criminel au présidial de Bourg, puis la retira le 6 décembre 1636. Après la mort de Claude Favre, la seigneurie de Pérouges fut judiciairement adjugée, le 8 janvier 1658, à Claude de Toquet, seigneur de Montgeffon, dont les descendants en reprirent le fief en 1683, 1705 et 1772, et en jouissaient encore lors de la convocation des Etats-Généraux. Marie François Ennemond de Toquet de Montgeffon, marquis de Meximieux, dernier baron de Pérouges, fut massacré à Lyon après le siège. Il ne laissa de Marie de Cholier de Cibeins, sa femme, qu'une fille, mariée dans la maison de Blonay en Savoie.

* Pérouges est la seule ville du département qui ait conservé toute sa physionomie du Moyen Age. Le château construit au XIIème siècle, ainsi que quelques-uns des murs d'enceinte, existent encore en grande partie.

 

Cf Guichenon, Bresse, page 87 ; Doc. Dombes, tome 1, pages 73, 107 et 222 ; Bibliotheca Dumbensis, page 183 ; Bibliotheca Sebusiana, page 263 ; Aubret, Mémoires, tome I, pages 377 et 479 ; Menestrier, Histoire consulaire, pr. page 37 ; La Mure, Histoire ecclésiastique, page 308 ; Id., Histoire des ducs de Bourbon et des comtes de Forez, édition de Chantelauze, tome III ; Paradin, Histoire de Lyon ; Monfalcon, Lugd. hist. monum., page 391 ; Chevalier, Inventaire des Dauphius en 1346, nos 996, 1036, 1112 et 1139 ; Dufay, Mémorial de l'invasion de la Bresse par les Dauphinois en 1468 et 1469, in-8° ; Bibliothèque nationale, mss. Bouhier, n° 18 bis, page 290 ; J. Baux, Nobiliaire de Bresse, pages 84 et 107 ; Visite pastorale de 1655, fos 32 et 35.

 

SAINT TRIVIER SUR MOIGNANS, chef-lieu de canton de l'arrondissement de Trévoux. Sanctus Triverius, S Triverius in Dumbis ; S Trivier en Dombes.

* La légende de St Trivier rapporte que, vers l'an 538, les troupes de Théotbert firent prisonniers deux jeunes gens nommés, l'un Radignesel et l'autre Sulsufur, originaires d'un village ou utinge du pays de Dombes, distant de six milles de Priscianicum (St Didier sur Chalaronne), où coule un ruisseau appelé Moignans. Ces jeunes gens, emmenés captifs en Flandres, furent rachetés par l'abbé du monastère de Wiserne, près Térouane, qui chargea, vers 541, un de ses moines de les reconduire dans leur pays. Ce moine, nommé Trivier, après s'être acquitté de sa mission, se fixa dans le village qui devait prendre son nom et où il mourut en odeur de sainteté, le 46 janvier 550. Les habitants élevèrent sur son tombeau un petit édifice en bois, qu'une dame appelée Epiphanie ou Emenone remplaça, une cinquantaine d'années après, par une chapelle en pierre, consacrée, au commencement du VIIème siècle, par Secondin, archevêque de Lyon. Cette chapelle existait encore, en dehors des murs de la ville, au milieu du XVIIème siècle. Il ne s'y faisait aucun service, si ce n'est « le jour de St Trivier, où il y avait beaucoup d'oblations de pieds de porceaux et d'argent ». L'église paroissiale, d'abord sous le vocable de St Denis et aujourd'hui sous celui des Sts Denis et Trivier, fut reconstruite, presque entièrement, en 1733, avec les débris de la chapelle St Michel d'Ainay, à Lyon. Elle complaît parmi ses anciens bienfaiteurs Jeanne de Beaujeu, dame de Sandrans, qui y fonda une chapelle sous le vocable de la Ste Vierge et de St Antoine (vers 1400), les familles de La Teyssonnière et de Verfay, qui y avaient leurs tombeaux. Marguerite de la Motta

dès, femme de Philibert de La Teyssonnière, y fut inhumée en 1420, Luque, fille d'Hugonin de Verfey, en 1424, et Jean de La Teyssonnière, en 1472.

* Le patronage de cette église passa, au commencement du XIIème siècle, des archevêques de Lyon aux abbés de la Chaise Dieu, puis, en 1602, aux Minimes de Lyon. L'archiprêtre de Dombes se plaint fort de ces religieux dans son procès-verbal de visite de 1710 : « La lampe ardente, dit-il, est aux frais des minimes, mais elanguit oleum. Cette paroisse est pauvrement enluminée. Les pères minimes veulent qu'elle soit comme la Triomphante, qum non egebit lumine, quia lucerna ejus est Agnus Ils abandonnent cette église d'une manière indigne, sans linge, sans ornement. Ils refusent même le sel pour faire l'eau bénite C'est une chose digne de curiosité de voir leurs petites beurettes et comme elles ne sont jamais pleines ».

* Les revenus de la cure consistaient dans le quart des dîmes et dans le produit d'un pré et d'un jardin.

* Dans l'enceinte du château existait jadis un très ancien prieuré, dont on ignore le nom du fondateur et l'époque de la fondation. Vers 1105, il fut donné par Hugues, archevêque de Lyon, à l'abbaye de la Chaise Dieu, qui en obtint confirmation du pape Pascal II, en 1106, et du chapitre métropolitain de Lyon, en 1116.

* Le 14 octobre 1602, Louis Claude de Cléberg, son dernier prieur, le céda aux Minimes de Lyon, qui le firent unir, en 1640, par le pape Urbain VIII, à leur couvent de Montmerle. La chapelle en fut reconstruite en 1697. M. Curtillat, archiprêtre de Dombes, la bénit le 6 janvier 1698. Les prieurs connus sont : Adémar (4116), Jean (1258), Mathieu de la Bruière (1349), Jean Terrail (1430), Jean de Bâgié (1433-1452), Antoine de la Bâtie (1467-1472). Antoine d'Albon, abbé de Térouanne (1480), Pierre de Meyse (1560), et Louis Claude de Cléberg (1602).

* Outre l'église paroissiale et la chapelle du prieuré, il existait encore dans la ville, en 1710, une autre chapelle dédiée à Ste Catherine. Cette chapelle, qui était « en mauvais état », appartenait aussi aux Minimes.

* Comme fief, St Trivier faisait originairement partie du patrimoine des anciens comtes de Forez et de Lyon. Eustache, comte de Forez, l'inféoda, vers le milieu du XIème siècle, à Guichard III, sire de Beaujeu. Guy d'Albon renouvela cette inféodation, en 1118, en faveur de Guichard IV de Beaujeu, qui, après lui en avoir fait hommage, céda la seigneurie de St Trivier à Dalmais de Beaujeu, premier du nom, son oncle. La fille unique de Dalmais II de Beaujeu, fils de Dalmais Ier, la porta en mariage à Gui de Chabeu, chevalier, vivant en 1477. Ses descendants prirent le nom de St Trivier et en jouirent, sous la suzeraineté des sires de Beaujeu et des ducs de Bourbon, jusqu'à Catherine de St Trivier, leur unique héritière, mariée, le 14 octobre 1513, à Philibert de Lugny, chevalier, seigneur de Ruffey. Anne de Lugny, sa fille, femme de Philibert de la Chambre, seigneur de Montfort, la vendit, le 19 septembre 1554, à Pelonne de Bonsin, veuve de Jean de Cléberg et tutrice de David de Cléberg, son fils. Louis Claude de Cléberg, fils de David, la revendit, le 20 mars 1604, à Marie de Cléberg, sa soeur, femme de Théodore de Châlon, seigneur de Malacis, qui l'aliéna les 22 septembre et 1er octobre 1625, à Jacques Moirou, avocat, puis lieutenant général en la sénéchaussée et présidial de Lyon. Par son testament, daté du 12 octobre 1651, Jacques Moirou légua sa baronnie de St Trivier à la Charité de Lyon, qui la céda, le 16 décembre 1770, à M. Louis Bellet de Tavernost, chevalier d'honneur au parlement de Dombes, dont la famille en jouissait encore en 1789.

* Les privilèges accordés en 1253, aux habitants de St Trivier, par Guillaume de Chabeu, furent confirmés, en 1265, par Gui de St Trivier, en 1300, par Jean de St Trivier, en 1394, par Guillaume de St Trivier, en 1448, par Antoine de St Trivier, et, en 1560, par Pelonne de Bonsin.

* St Trivier était clos de murailles et environné de fossés. Les fossés sont tous comblés et les murailles en grande partie abattues. Le château, qui était déjà construit au commencement du XIIIème siècle, est complétement détruit.

* Avant 1790, St Trivier était le chef-lieu de la première châtellenie de Dombes. Anne de France y avait établi, en 1542, un marché le jeudi de chaque semaine. Ce marché se tint « jusques aux guerres civilles de la ligue que la dite ville fut prise, pillée et tellement dépeuplée d'habitans, que le cours d'icellui fut interrompu ». Gaston d'Orléans le rétablit par édit du 1er février 1643.

 

Cf Acta Sanctor. mens, jan., tome II, page 33 ; Guichenon, Dombes, tome Ier, page 158 ; Aubret, Mém., tomes I, II et III ; Documents Dombes, tome I, pages 157 et 160 ; Bibliotheca Dumbensis, pages 209, 304 et 571 ; Depery, Histoire hagiol. de Belley, tome I, page 47 ; Nobiliaire de Bresse et Dombes, page 242 ; Archives nationales, lit. Bourbonnais et Beaujolais, dans la série P ; Archives du Rhône, mss. I, 4500, pages 86, 167 et 171 ; Visite pastorale de 1654, f° 50 ; Visite de l'archiprêtre de Dombes en 1710, pages 30-32 ; Archives nationales, P, 1389, c. 174.

 

TREFFORT, chef-lieu de canton de l'arrondissement de Bourg. Tresfortium, de Traffortio, de Treffortio, de Trefforcio, Tresfort, Trefforz.

* Des médailles gauloises et romaines, recueillies sur divers points de la commune, donnent tout lieu de croire que, dès les premiers siècles de notre ère, Treffort existait déjà. « Le cartulaire de l'église de Nantua porte, dit Guichenon, que Gondegarius, roy de Bourgogne, en l'an VI de son règne, donna l'église parrochiale de Treffort, avec celles de St Alban en Masconnois et de Sainct Joyre en Lyonnois, à l'abbé de Nantua, en consequence de quoy les abbés de Nantua pour desservir cette église y mirent, quelques années après, des religieux et un prieur ».

* Cette donation est plus que douteuse. Ce qu'il y a seulement de certain, c'est que Treffort était déjà paroisse au Xème siècle, et qu'en 974 son église fut donnée, par Manassès de Coligny, au monastère de Gigny, qui la céda très probablement aux religieux de Nantua, lesquels en reçurent confirmation, en 1445, du pape Eugène III, et y établirent un prieuré. L'église paroissiale, dédiée à St Pierre, et le prieuré dont les principaux bienfaiteurs furent les sires de Coligny, qui en avaient la garde, étaient au lieu dit Le Monetay (Monasterium, Le Moustier). Le prieuré fut, dans la suite, uni à la manse de celui de Nantua. On ne connaît que deux de ses prieurs : A., vivant en 1253-1258 et Humbert, en 1272-1273. Quant à l'église, elle fut transférée, sous le vocable de l'Assomption, dans le bourg, dans le cours du XIVème siècle. En 1443, Jeanne de Châtillon, veuve d'Etienne de Montréal, demanda à y être inhumée « en la chapelle fondée par les prédécesseurs de son mari ».

* Treffort était, depuis le XIIIème siècle, chef-lieu d'un archiprêtré. Les revenus de la cure consistaient en un huitième de la dîme du vin, en un septième de celle du blé et en 150 livres de supplément de portion congrue.

* Dans le cimetière subsistait jadis une chapelle, sous le vocable de ND de Lorette, déjà ruinée en 1655, Cette chapelle était dotée d'une rente de 20 livres.

* Comme seigneurie, Treffort appartint d'abord aux comtes de Bourgogne, puis aux sires de Coligny, qui en firent bâtir le château. Béatrix, fille d'Hugues de Coligny, le porta en mariage à Albert II de la Tour, qui accorda aux habitants, en 1259, des franchises et des libertés municipales, qu'il étendit encore en 1264. En 1274, Humbert de la Tour, frère et successeur d'Albert II, rendit hommage à Othon, comte de Bourgogne, pour Treffort, qu'il fut contraint de céder, en. 1285, à la suite d'une guerre, à Robert, duc de Bourgogne, lequel le remit, le 15 octobre 1289, à Amédée, comte de Savoie. Les comtes et les ducs de Savoie conservèrent cette seigneurie en totalité, unie à leur domaine, en simple titre de châtellenie, jusqu'en 1574, époque où le duc EmmanuelPhilibert en démembra une partie de la rente noble et des prérogatives féodales, en faveur de Jeanne de Foissy, dame de Pressiat, dont les droits passèrent, quelques mois après, à Louis de Seyturier, seigneur de la Verjonnière, puis, en 1576, à Philippe de Gères, seigneur de la Motte. Le 24 avril 1580, le même duc fit donation à l'ordre des Sts Maurice et Lazare, de la ville et du château, qu'il retira en 1585. Le 29 juin 1586, il les aliéna, avec toute la seigneurie, qu'il promit d'ériger en marquisat (ce qu'il fit un mois après), à Joachim de Rie, seigneur de St Claude. Joachim de Rie mourut en 1595. Ferdinand de Longuy dit de Rie, archevêque de Besançon, son frère, n'accepta sa succession que sous bénéfice d'inventaire. Le marquisat de Treffort, mis en vente, fut acquis par François de Bonne de Lesdiguières, maréchal et connétable de France, auxquels succédèrent d'abord Françoise de Bone, duchesse de Créquy, sa fille, puis le duc de Lesdiguières. Ce dernier vendit le marquisat, le 22 avril 1648, à Rostain Antoine d'Urre, seigneur d'Aiguebonne, dont la fille, Marie d'Urre, le fit entrer dans la famille Perrachon, par son mariage avec Pierre Perrachon, conseiller du roi, qui en reprit le fief en 1674. Jacques Marie Alexandre Perrachon, comte de Bury, le céda, le 7 février 1735, à Antoine Philibert de Grollier, chevalier, seigneur de Grandpré. Les de Grollier en jouissaient encore lors de la convocation des Etats-Généraux.

* Il ne reste plus que des ruines de l'ancien château. Les dernières tours en furent abattues en 1834.

 

Cf Du Bouchet, Preuves de Coligny, page 32 ; Bibliotheca Cluniacensis, col. 1708 et 1709 ; Gollut, Histoire de Franche Comté, livre 7, ch. 20 ; Valbonnais, tome I, page 192 ; Guichenon, Bresse, page 116, Preuves page 218 ; Guillemot, Monographie du Bugey, page 77 ; Cartulaire de Savigny et d'Ainay, tome II ; La Teyssonnière, livre III, page 12 ; Sirand, Courses archéologiques, tome I, page 22 ; tome II, page 51 ; J. Baux, Nobiliaire de Bresse, page 152 ; Archives de la Côte d'Or, lit Bresse ; Archives du Rhône, mss. I, 4500, page 200 ; Visite pastorales de 1655, f° 209 ; Archives de l'Ain, série G, n° 87.

 

SIRES DE COLIGNY

 

MANASSÈS Ier, vivant vers 863. Hermengarde, sa femme, le rendit père de :

1. Walon ; 2. Gilbert ;

3. Manassès, qui suit :

 

MANASSÈS II, vivant vers 912-923. De Judith, sa femme, il laissa :

 

MANASSÈS III, qui eut, de sa femme Gisberge : 1. Manassès IV ; 2. Walace ; 3. Richard.

 

MANASSÈS IV.

 

MANASSÈS V, vivant en 1086, fut père de :

 

MANASSÈS VI laissa, de sa femme Adélaïde, fille du comte et marquis Amédée : 1. Humbert, qui

suit ; 2. Manassès, vivant en 1090.

 

HUMBERT Ier, vivant en 1116-1131. De Béatrix, sa femme, il eut : 1. Guerric, qui lui succéda ; 2. Guillaume ; 3. Humbert ; 4. Gui, prieur d'Innimont ; 5. Dalmace ; 6. Bernard.

 

GUERRIC, vivant en 1147-1161, fut père de : 1. Humbert, son successeur ; 2. Guillaume, chanoine

de Lyon ; 3. Gauthier, seigneur de St André en Revermont, père lui-même de Guillaume, qui donna à l'église de Lyon le château de St André ; de Hugues, et de N..., femme de Guichard d'Anthon.

 

HUMBERT II se croisa et mourut en 1190, laissant de Ide, fille de Girard, comte de Bourgogne :

1. Hugues, seigneur de Coligny le Neuf, de Marboz, etc, qui se croisa en 1202 et mourut à la défense de Serres, le 2 septembre 1205. De Béatrix, fille de Guigues, dauphin de Viennois, il eut : 1. Béatrix de Coligny, mariée, en 1225, à Albert III, seigneur de la Tour du Pin ; 2. Marie, dame de Varey, femme de Rodolphe, comte de Genève ;

2. Guillaume, seigneur de Coligny le Neuf après son frère, vivant en 1206-1227 ;

3. Humbert III, qui suit ;

4. Amédée Ier, seigneur de Coligny, mort sans postérité ;

5. Evrard, archiprêtre d'Ambronay, vivant en 1212-1220 ;

6. Manassès, dit frère d'Amédée, dans un acte de 1211 ;

7. Béatrix, femme de Pierre, seigneur de Montmoret ;

8. Alix, dame de Cerdon, femme d'Humbert II, sire de Thoire, dont elle était veuve en 1216.

 

HUMBERT III de Coligny, sire d'Andelot, mort le 25 juin 1211, laissant : 1. Amé II, qui suit ; 2. Gauthier, seigneur de Montgeffon et d'Andelot, mari d'Alix de Commercy, dont il eut Humbert, seigneur d'Andelot, mort sans postérité en 1274 ; 3. Manassès, vivant en 1250 ; 4. Guillaume, abbé de l'He-Barbe, mort en 1240 ; 5. Hugues, seigneur de Cressia et de Civria, qui eut des enfants.

 

AMÉ II de Coligny, seigneur de Chevreau et d'Andelot, vivant en 1246. D'Alix de Cuiseaux, il eut : 1. Etienne, qui suit ; 2. Gui, prieur de Nantua, vivant en 1310 ; 3. Guillemette, mariée, avant 1240, à Guillaume Palatin, seigneur de Riottiers, morte en 1262 ; 4. Guillaume, seigneur de Coligny et de Jasseron, qui était l'aîné, mort avant 1275, ne laissant de Béatrix de xxxx, que Marguerite, dame de Coligny le Vieil, femme de Gui, seigneur de Montluel.

 

ETIENNE Ier de Coligny, seigneur d'Andelot, de Jasseron, vivant en 1284, testa en 1318 ; d'Isabeau de Forcalquier, fille de Gérard de Sabran, il eut : 1. Jean, qui suit ; 2. Beraud, seigneur de Cressia et de Beaupont, auteur de la première branche de Cressia, finie avec Henri de Coligny, en 1407 ; 3. Jeanne, femme d'Humbert Ier, seigneur de St Amour ; 4. Marguerite, mariée vers 1302, à Jean de la Baume, seigneur de Fromentes ; 5. Aimée, femme de Beraud de Joinville, seigneur de Marnai.

 

JEAN Ier de Coligny, mort avant son père. Il avait épousé, en 1298, Jeanne, fille de Milon, seigneur de la Roche du Vanel, dont il eut : 1. Etienne II, qui suit ; 2. Jacques, chanoine de Lyon, mort le 14 novembre 1372 ; 3. Jean, mort avant 1328 ; 4. Marguerite, mariée en 1320, à Jean d'Arbon, seigneur de Coiges ; 5. Isabeau, abbesse des Cordelières de Château Chalon, morte en 1369 ; 6. Jeanne, religieuse.

 

ETIENNE II de Coligny, seigneur d'Andelot, de Beaupont, etc, vivant en 1331. D'Eléonore, fille d'Humbert IV de Thoire-Villars, il eut : 1. Jean, qui suit ; 2. Hugonin, mort avant 1395, sans laisser d'enfant de Lucie du Saix ; 3. Louise, femme d'Aymé, seigneur de Montagny en Lyonnais ; 4. Marguerite, femme en premières noces d'Aymar de Beauvoir, seigneur de la Palud, et en deuxièmes de Jean de Salins, seigneur du Poupet.

 

JEAN II de Coligny, seigneur d'Andelot, vivant en 1397, marié le 25 janvier 1357, à Marie de Vergi, dont il eut : 1. Jean, mort sans laisser d'enfant de Gisèle de Beaujeu ; 2. Jacques, qui suit ; 3. Antoine, chanoine, comte de Lyon, obédiencier de St Just, vivant en 1402 ; 4. Etienne, seigneur de Loysia, mort avant 1402 ; 5. Gisle, mariée d'abord à Jean, seigneur de St Amour, puis à Gérard de Turey ; 6° Guillemette, abbesse de Château Chalon ; 7. et 8. Catherine et Marguerite, religieuses.

 

JACQUES I de Coligny, seigneur d'Andelot, dit Jacquemart, qui testa en 1434. De Huguette de la Baume, il eut : 1. Guillaume II, qui suit ; 2. Claude, seigneur de Cressia, mort vers 1440 ; 3. Etienne, seigneur de Cressia, de Boutavant, etc, mort après 1482 ; 4. Jean, chanoine, comte de Lyon, mort en 1460 ; 5. Antoinette, mariée vers 1420, à Philibert Andrevet, seigneur de Corsant ; 6. Carie, mariée, en 1423, à Boniface de Chalant ; 7. Catherine, femme de Jean, seigneur de Chavannes.

 

GUILLAUME II de Coligny, seigneur d'Andelot, mort en 1463 ou 1464, marié en juin 1437, à Catherine de Saligni, dont il eut : 1. Jean III, qui suit ; 2. Lourdin, mort en 1466 ; 3. Renaud, prieur d'Arbois ; 4. Jacques, auteur de la branche de Saligni ; 5. Antoine, auteur de la deuxième branche de Cressia, éteinte en Joachim de Coligny, marié, en 1464, à Jeanne de Talaru-Chalmazel ; 6. Marie, mariée, en 1468, à Antoine, seigneur de Chareil ; 7. Louise, morte sans alliance.

 

JEAN III de Coligny, seigneur d'Andelot, de Châtillon sur Loing, etc, mourut après 1480. Il avait épousé, en 1464, Eléonore de Courcelles, dont il eut : 1. Jacques II de Coligny, d'Andelot, de Châtillon, etc, mort le 26 mai 1512, sans laisser d'enfant d'Anne de Chabannes ; 2. Gaspard, qui suit ; 3. Pregente, mariée, en 1479, à Pierre, seigneur d'Egreville, morte en 1537 ; 4. Marie, mariée, en 1479, à Georges, seigneur de Menthon ; 5. Louise, mariée, en 1502, à Louis, seigneur de la Ferté au Vicomte, puis à Lancelot du Lac, seigneur de Chemerolles ; 6. Anne, mariée, en 1505, à Gilbert des Serpens ; 7. Charlotte, religieuse à Troyes, en 1510.

 

GASPARD Ier de Coligny, seigneur d'Andelot, de Châtillon, etc, maréchal de France, mort le 24 août 1522, laissant de Louise de Montmorency, qu'il avait épousée en 1514 :1. Pierre, mort en 1534 ; 2. Odet, cardinal, archevêque de Toulouse ; 3. Gaspard II, qui suit ; 4. François, auteur de la branche d'Andelot.

 

GASPARD II de Coligny, comte de Coligny, marié : 1. en 1547, à Charlotte de Laval, morte le 3 mars 1568 ; 2. en mars 1571, à Jacqueline de Montbel, comtesse d'Entremont. De cette dernière, il n'eut qu'une fille posthume, Béatrix, mariée, le 30 novembre 1600, à Claude Antoine Bon, baron de Meuillon. Du premier lit, il eut : 1. 2. et 3. Henri, Gaspard et N..., morts jeunes ; 4. François, qui suit ; 5. Odet, mort sans alliance ; 6. Louise, née le 28 septembre 1555, mariée : 1. en 1671, à Charles, seigneur de Téligny ; 2. le 12 avril 1583, à Guillaume de Nassau, prince d'Orange, morte en 1620 ; 7. Renée, née en 1561 ; 8. Charles, marquis d'Andelot, né le 10 décembre 1565, mort le 27 janvier 1632, laissant d'Agnès, dame d'Inteville : 1. François, marquis d'Andelot, qui se retira aux Oratoriens de Paris ; 2. Bernard, marquis d'Andelot, mort en avril 1630, sans enfant de Gabrielle de Pouilli ; 3. Marie Marguerite, femme de Pierre Ernest, comte de Creanges, morte en 1673.

 

FRANÇOIS, comte de Coligny, amiral de Guyenne, né le 28 avril 1557, mort en 1591. Le 18 mai 1581, il avait épousé Marguerite d'Ailli, dont il eut : 1. Henri, amiral de Guyenne, tué au siège d'Ostende, le 10 septembre 1601 ; 2. Gaspard III, qui suit ; 3. Charles, seigneur de Beaupont, mort sans alliance ; 4. Françoise, mariée, en 1602, à René de Talensac, morte en 1637.

 

GASPARD III, seigneur de Châtillon sur Loing, amiral de Guyenne et maréchal de France. Le 13 août 1615, il épousa Anne de Polignac, dont il eut : 1. Maurice, comte de Coligny, mort sans alliance, le 23 mai 1644 ; 2. Gaspard IV, qui suit ; 3. Henriette, mariée : 1. en 1643, à Thomas Hamilton ; 2. à Gaspard de Champagne, morte le 10 mars 1673 ; 4. Anne, mariée en 1648, à Georges, duc de Wurtemberg, comte de Montbelliard, morte le 23 janvier 1680.

 

GASPARD IV, comte de Coligny, duc de Châtillon, marquis d'Andelot, mort le 9 février 1649. D'Elisabeth Angélique de Montmorency, il n'eut que Henri Gaspard de Coligny, duc de Châtillon, né posthume, mort jeune, le 25 octobre 1657, tué dans un duel.

 

BRANCHE DES SEIGNEURS D'ANDELOT, COMTES DE LAVAL

 

FRANÇOIS DE COLIGNY, seigneur d'Andelot, fils puîné de Gaspard Ier, épousa, en mars 1547, Claude de Rieux, comtesse de Laval, et, en août 1564, Anne de Solin. Du premier lit, il eut : 1. Paul, qui suit ; 2. François, sire de Rieux, mort le 29 avril 1586, sans laisser d'enfant de Jeanne de la Motte ; 3. Marguerite, née le 28 février 1553, mariée à Julien de Tournemine ; du deuxième lit, il eut : 1. François, seigneur de Taillai, mort en 1586 ; 2. Benjamin, seigneur de Sailli et de Courcelles, tué le 7 avril 1586 ; 3. Anne, dame de Tanlai, femme de Jacques Chabot, marquis de Mirebeau.

 

PAUL DE COLIGNY, dit GUY XIX, comte de Laval et de Montfort, né le 13 août 1555, mort le 15 avril 1586, laissant d'Anne d'Alègre, qu'il avait épousée le 1er septembre 1583 :

 

GUY, comte de Laval et de Montfort, né le 6 mai 1585, mort le 30 décembre 1601, sans avoir été marié.

 

BRANCHE DES SEIGNEURS DE SALIGNI

 

JACQUES DE COLIGNY, quatrième fils de Guillaume, seigneur de Coligny et d'Andelot, mourut en 1510, laissant d'Isabeau de Ternant : 1. Renaud, qui suit ; 2. Claude, baron de Rousset et de Cressia, tué à là bataille de Pavie ; 3. Jean, religieux à Cluni ; 4. Marguerite, mariée, en 1505, à Charles, seigneur de Saillant et du Lys ; 5. 6. 7. Marie, Antoinette et Anne, religieuses ; 8. Philippe, femme, d'abord de Guillaume de Malain, puis d'Antoine de Lugni.

 

RENAUD, seigneur de Saligni, mourut en 1547. De Jacqueline de Montboissier, sa femme, il eut : 1. Jean, mort jeune ; 2. Marc Lourdin, qui suit ; 3. François, mort jeune ; 4. Jacqueline, femme en premières noces de Gilbert de Langeac, et en deuxièmes, de Jean Durat, seigneur des Portes ; 5. Antoinette, mariée, en 1555, à Pierre, seigneur d'Amanzé ; 6. Anne, religieuse.

 

MARC LOURDIN mourut le 1er novembre 1597, laissant de Gabrielle Loup, qu'il avait épousée en 1550 : 1. Gaspard, qui suit ; 2. Louis, baron du Rousset, mort le 6 juin 1583 ; 3. et 4. Anne et Françoise, prieures de St Thomas en Forez ; 5. et 6. Jeanne et Jacqueline, religieuses ; 7. Eléonore, femme de Jean d'Anlezi.

 

GASPARD DE COLIGNY, seigneur de Saligni, mourut en 1629. De Françoise de la Guiche, sa femme, qu'il avait épousée en 1584, il laissa : 1. Gaspard II, qui loi succéda ; 2. Claude, mort en 1633 ; 3. Jean, chevalier de Malte, tué en 1622 ; 4. Jacques Hélie, aussi chevalier de Malte, mort en 1637 ; 5. Eléonore, femme de Claude de Gadagne ; 6. Diane, prieure de St Thomas en Forez.

 

GASPARD II DE COLIGNY, né le 10 juin 1590, laissa de sa femme, Jacqueline de Montmorin : 1. Gaspard III ; 2. Jean, qui recueillit la succession de son frère et de son neveu Gaspard IV.

 

GASPARD III DE COLIGNY, marquis de Saligni, tué le 8 février 1649. De Marguerite Gilberte de Roquefeuil, il eut : 1. Gaspard IV de Coligny, mort sans avoir été marié ; 2. Isabelle, femme de Noël Léonor Palatin de Dio.

 

JEAN, comte de Coligny, mourut le 16 avril 1686, laissant d'Anne Nicole Cauchon de Maupas : 1. Alexandre Gaspard, qui suit, et 2. Marie, mariée, en 1687, à Louis de Mailli, marquis de Nesle.

 

ALEXANDRE GASPARD, comte de Coligny, fut d'abord abbé de St Denis de Reims, puis mestre de camp du régiment de Condé. Il mourut le 14 mai 1694, sans laisser de postérité.

 

SEIGNEURS DE MONTLUEL

 

SEIGNEURS, COMTES, PUIS MARQUIS OU VALROMEY

 

ISABELLE DE BEAUJEU, fille de Guichard V, femme de Renaud, comte de Forez, laquelle le donna, en 1272, à son deuxième fils, Louis DE FOREZ, sire de Beaujeu. Celui-ci, par traité de 1285, confirmé en 1286, par le comte de Savoie, céda le Valromey à Louis Ier DE SAVOIE, seigneur de Vaud, en échange des prétentions qu'il pouvait avoir sur le Beaujolais du chef de sa femme, Jeanne de Montfort, veuve de Guy de Forez, frère de Louis. Louis de Savoie mourut en 1302, il eut pour héritier son fils Louis II DE SAVOIE, baron de Vaud, qui testa le 29 mars 1340, et mourut en 1350, laissant de son mariage avec Isabelle de Châlon, dame de Joigny, une fille unique,

 

CATHERINE DE SAVOIE, dame du Valromey, mariée : 1. en 1333, avec Azzon Visconti ; 2. en 1340, avec Raoul de Brienne, connétable de France ; 3. en 1352, avec Guillaume de Flandres.

 

De ces trois mariages, Catherine n'eut aucun enfant, ce qui la décida de vendre ses terres de Vaud, du Bugey et de Valromey à AMÉDÉE VI, comte de Savoie, qui céda le Valromey, le 2 août 1369, à PIERRE DE GERBAIS, trésorier général de Savoie, qui resta seigneur du Valromey jusqu'en 1377.

 

DES PRINCIPALES FORMES ANCIENNES DES NOMS (extraits)

 

MOLARIO (de) : le Molard (Lantenay). MOLISOLA, MOLLISOLA : Molissole.

 

MONS FIRMITATIS : Malafretaz et Montfort.