Treffort - Cuisiat

(20 / 01 / 2012)

 

 

1. Localisation (région Rhône-Alpes, département 01 - Ain)

 

A Treffort-Cuisiat (01370), commune située à environ 16 km au Nord Est de Bourg en Bresse (N 83, puis D 3 à St Etienne du Bois, puis D 52 après Treffort). Cette commune résulte de la fusion (01 / 12 / 1972) des communes (appelées aujourd’hui « villages ») de Treffort et de Cuisiat (altitude 340 m), situées au pied du Revermont, à 20 km au Nord Est de Bourg en Bresse. Ces 2 villages sont cependant distants entre eux de quelques kilomètres.

 

A une extrémité du village de Cuisiat, des indications relatives à une chapelle et à un château de Montfort conduisent à un chemin qui débute par une place, gravit une longue pente caillouteuse, bordée de murets et de plants de buis.

 

* extrait d’une « Carte de Bresse » réalisée (1634) par Christophe Tassin (source : BnF Gallica), dans laquelle on peut noter que Montfort est indiqué avec des lettres plus grandes que Cuisiat (Cuiziat) même. D’autres toponymes sont indiqués : Pressiat (Prefsiat), Lamotte, Bourg.

 

* extrait d'une « Carte du comté de Bourgogne (feuille Nord Est) » de Jean Querret (Paris, gravée par J. Lattré, 1748) : vue d'ensemble et vue détaillée (source : BnF). La région comprend notamment les toponymes de Montfleur, Pressiat (Preissiat), Treffort, Cuisiat (Cuisiats), Montfort (au Nord Est d'une borne numérotée 1613), ainsi que la Motte (au Sud Est). Le cartographe ignore si Montfort est encore (mi-XVIIIème) réellement un château (cf inscription « Ch ? »), mais le site devait alors être suffisamment notoire pour être noté sur une carte. Si ces plans ne sont pas de type conventionnel, et s’ils correspondent à des relevés exacts (ce qui semble cependant douteux), la carte donnerait une idée des proportions de l'emprise au sol du château relativement à celle de Cuisiat.

 

* extrait d’une « Carte de Bourg-en-Bresse (n° 117, feuille 71) » réalisée par César François Cassini de Thury (1714-1784) (cartographe) et ses collaborateurs : vue d’ensemble et vue détaillée après retraitement d’image (grossissement, netteté et mise en relief). On peut y relever les toponymes suivants : Treffort puis, vers le Nord, Cuisia (Cuifia), ND de Montfort et Tour, Pressiat (Prefsiat) ainsi que Montfleur. Le château devait donc déjà être ruines, à l’exception de la « tour » (donjon subsistant) : cette mention sur la carte peut se justifier si ce donjon était encore en état de conservation suffisant au XVIIIème. La vue détaillée (après retraitements d’image) montre les représentations retenues pour la chapelle ND de Montfort et celle de la tour, et semble aussi indiquer l’existence d’un troisième édifice, situé entre la chapelle et le donjon (ferme ?).

 

2. Description

 

* panneau d'information, plan d'accès approximatif (embranchement, en ville, avec chemin d'accès sur la droite) et plan de situation sommaire ;

 

Deux vestiges sont situés sur le territoire de l'ancienne commune de Cuisiat.

 

2.1. Le château féodal, « donjon ruiné » (Torre, Salch)

 

Colline du château à l'arrière plan d’une rue de Cuisiat ; chemin d'accès, pierres du chemin, dont une pierre taillée et diverses pierres de bordure, souvent enfouies sous des racines.

 

Situé au sommet de la colline de Palanche, non loin de la chapelle de Montfort (cf supra), susbsistent quelques ruines du château de Montfort, dont un angle de mur qui devait appartenir au donjon.

 

Le château (photographies de juillet 2008) :

 

* vues lointaines (A, B, C), depuis le chemin situé en contre-haut de la chapelle ;

* ruines du donjon, qui semble avoir été quadrangulaire : angle subsistant (diverses vues A, B, C, D et détails A, B) ;

* éboulis à proximité de l'angle (vues A, B) ;

* panorama sur la vallée depuis le donjon.

 

Ces ruines gagneraient à être analysées (fouilles archéologiques), notamment pour préciser l'implantation du château (donjon, enceinte, lien éventuel avec la chapelle), pour lequel aucun plan ou iconographie ne paraissent exister.

 

2.2. La chapelle de Montfort, restaurée en 1971-1973 puis vers 1994, est en bon état général. Elle est à la fois élégante et sobre. Rectangulaire (dimensions : environ 7 à 8 m de large, 15 m de long), elle est orientée d'Est en Ouest et son toît est relativement bas (faîtage à 5 m environ).

 

(i) la facade Ouest, à pignon simple, comporte une porte d’entrée basse et 2 fenêtres grillagées de chaque côté. Sous le pignon, une troisième fenêtre. Dans le mur, 2 traces de linteaux en arc, l'un situé au-dessus de l'autre, sont visibles (remaniements), ainsi que des arrachements en pierre dans la partie haute. Dessin schématique de la chapelle.

 

(ii) la face Nord possède une seule ouverture, actuellement murée.

 

(iii) la face Sud comporte 4 contreforts très épais. Ceux-ci pourraient être les vestiges de l'enceinte fortifiée du château, les murs de la chapelle n’étant pas assez hauts (moins de 3 m environ) pour justifier une telle épaisseur.

 

(iv) la face arrière (Est) possède 2 beaux vitraux avec arcs brisés romans. Ces élégantes ouvertures s'élèvent sur la plus grande partie de la hauteur du pignon.

 

Dessin de la façade Est et plan de la chapelle castrale.

 

Sur les lieux, un panneau d'information décrit les circonstances de la restauration de la chapelle en 1994. Une piste dans la colline boisée, à 200 m environ en contre-haut de celle-ci, comporte un panneau indicateur de l'accès à la chapelle.

 

La chapelle (photographies de juillet 2008) :

 

* vue d'ensemble depuis le chemin d'accès ;

* façade (côté Ouest) : grille de la fenêtre gauche, grille de la porte, porte avec ferronerie, grille de la fenêtre droite, pignon, arcature du pignon, cloche ;

* face droite (côté Sud) : contreforts ;

* face gauche (côté Nord) : niche ;

* face arrière (côté Est) : lancettes (A, B), armoiries sur les lancettes (gauche, droite) ;

* intérieur : voutes (A, B) ;

* environs : petite construction à proximité.

 

L'une des armoiries semble se lire « d'or à la bande engrelée (?) d'azur (bordée d'argent ?) », l'autre « d'or à la croix de ? ». Aucune ne semble correspondre à la maison de Coligny.

 

2.3. Le château fort de Cuisiat, qui fut édifié par la maison de Coligny, est, lui aussi, ruiné depuis le Moyen Age.

 

3. Histoire (cf Guigue)

 

3.1. Le château est mentionné pour la première fois (1275) pendant un conflit opposant la Bourgogne et la Savoie. A la fin de ce conflit, Robert, duc de Bourgogne, l’inféoda à la famille d’Antigny. Le fief devint alors une place de défense bourguignonne située sur la frontière de la Bresse savoyarde. Ses serviteurs et ses soldats étaient logés au col, près d’une source, dans des masures dont les vestiges se devinent encore.

 

Le château fut ensuite (1335) vendu à Galois de la Baume, seigneur de Valufin et maître des arbalétriers de France. Puis il échut à la maison d’Andelot. Il n’était plus habité à la fin du XVème.

 

Claude Bouchu (1628-1683), intendant de Bourgogne entre 1656 et 1683, fut chargé par Colbert (lettres patentes du 22 septembre 1665) d'une vaste enquête statistique en Bourgogne. Il relève notamment les éléments d'information suivants, relatifs à la période 1666-1670 : « Il y a trois fiefs ; la Motte, Montfort et Grand Mont. Il n’y qu’un hameau : Rozy. Relève du seigneur Perrachon de Saint Maurix, marquis de Treffort, François de Mairia est baron de Rozy. Louis de Lucinge est seigneur de la Motte. Il y a 80 habitants réputés pauvres. Située au pied de la montagne qui sépare la Bresse du Comté de Bourgogne. Il n’y a aucun commerce ni ne peut s’y en établir. Il n’y a ni rivière, ni pont, ni passage. Il y a forêts et plaine » (déclaration des biens de Communautés).

 

On peut remarquer que l'un des membres de la famille de Lucinge (cf 74 - Rumilly) était ici seigneur du fief de la Motte, voisin de celui de Montfort.

 

3.2. La chapelle ND de Montfort semble dater du XIIIème ou XIVème. Elle fut un lieu de pèlerinage car elle passait pour guérir les enfants sujets à des frayeurs, pour apporter la pluie en cas de sècheresse et pour exaucer les femmes qui « avaient à se plaindre de leur mari » (sic).

 

Sa cloche fut envoyée (22 pluviose An II) à Bourg en Bresse pour y être fondue et la chapelle fut dépouillée de son mobilier. Seule fut sauvée une statue de vierge à l’enfant en bois polychrome qui, après restauration, fut placée dans l’église de Cuisiat.

 

Le Musée du Revermont est installé dans les bâtiments de l’ancienne mairie-école de Cuisiat. Ce musée retrace la vie des gens du Revermont depuis le XVIIIème.

 

3.3. Le nom de Montfort, donné au château et à la chapelle, ne semble donc pas être le nom (principal ou d'origine) d'une anciene famille locale (seigneur ou propriétaire). Il semble seulement représenter la description d'un mont fortifié ayant eu le statut de fief au Moyen Age.

 

De la même façon, Treffort désigne le nom d'une ville ayant eu 3 portes fortifiées.

 

4. Héraldique et généalogie (Chesnaye-Desbois)

 

Maison de Coligny

 

Ancienne et illustre maison, éteinte, qui tire son nom d’une ville située à la frontière entre le comté de Bourgogne et le Pays de Bresse. Plusieurs auteurs la croient sortie des anciens comtes de Bourgogne (cf Guichenon, « Histoire de Bresse », tome III, partie II, page 124, et Du Bouchet, « Histoire des preuves de la maison de Coligny »). Cette maison a donné de nombreux dignitaires et a aussi fourni plusieurs branches.

 

Manassès (vivant en 1086), seigneur de Coligny et du pays de Revermont, est le premier membre connu de cette maison.

 

a. Guillaume II de Coligny (xxxx - 1463 ou 1464), seigneur de Coligny, Andelot, etc, fut l’un de ses descendants au XIIème degré. Il fut de ceux qui vinrent (1430) secourir Louis de Chalons, prince d’Orange, après le siège de Colembert, et qui furent pris à la journée d’Anthon, où l’armée de ce prince fut défaite. Il fut aussi l’un des 200 chefs de maison qui s’obligèrent au roi, pour le duc de Savoie, à l’exécution du traité de paix (1455). Il épousa (juin 1437) Catherine de Saligni, fille de Jean Lourdin, IIème du nom, seigneur de Saligni et de La Motte St Jean, connétable du royaume de Naples et de Sicile, et de Jeanne Braque, dame de Châtillon sur Loing. Il eut, entre autres enfants :

 

aa. Jean III de Coligny, seigneur de Coligny, etc, fut le premier de la maison qui s’établit en France. Il suivit Louis XI et combattit pour lui à Monthléry (1465). Il épousa (1464) Eléonore de Courcelles, fille de Pierre, seigneur de Courcelles, de St Liébaut, de Tanlai, etc, et de Prégente de Melun la Borde. Il eut, entre autres enfants :

 

aaa. Jacques (xxxx - Ferrare, 25 mai 1512), chevalier, seigneur de Coligny, etc, conseiller et chambellan ordinaire des rois Charles VII et Louis XII, il fut prévôt de Paris. Il parût (1493) au château de Sandricourt (près de Pontoise). Le roi lui donna un commandement à Lyon, afin de participer à la conquête du royaume de Naples. Il avait épousé, en premières ncoes, Anne de Chabannes, fille unique de Jean, comte de Dammartin, puis, en secondes noces, Blanche de Tournon. Il mourut sans postérité.

 

aab. Gaspard Ier de Coligny (xxxx - Acqs [Dax], en Gascogne, 24 août 1522), seigneur de Coligny, etc, suivit Charles VIII à la conquête de Naples et se signala à la bataille de Fornoue (1495). Il accompagna le duc de Nemours en Italie (juillet 1501) et assista à la conférence (1502) avec Gonsalve, lieutenant du roi Ferdinand en Italie, sur le partage des terres conquises. Peu après, il prit la ville de Nocere (dans la Pouille) et Cunose. Il fut fait (5 décembre 1516) maréchal de France. Il avait épousé (1514) Louise de Montmorency (xxxx - 1541), dame d’honneur de la reine Eléonore d’Autriche, veuve de Ferri de Mailly, baron de Conty et soeur aînée d’Anne, duc de Montmorency, pair et connétable de France. Il laissa, entre autres enfants :

 

aaba. Odet de Coligny, dit le cardinal de Châtillon, archevêque de Toulouse, évêque et comte de Beauvais.

 

aabb. Gaspard II de Coligny, gouverneur et lieutenant général de Paris, Isle de France, Picardie, Artois, et des villes du Havre, de Grâce et de Honfleur, colonel général de l’infanterie française et amiral de France. Il épousa en premières noces Charlotte de Laval, fille puînée de Guy XV, comte de Laval, et d’Antoinette de Daillon. Il épousa en secondes noces Jacqueline de Montbel, comtesse d’Entremonts, veuve de Claude de Bastarnai, comte du Bouchage, tué à la bataille de St Denis (10 novembre 1567). Elle était fille unique de Sébastien, comte d’Entremonts. Du premier lit vinrent, entre autres enfants :

 

aabba. François de Coligny (xxxx - 1591), seigneur de Châtillon sur Loing, fut amiral de Guyenne, colonel de l’infanterie française. Il laissa, entre autres enfants, de Marguerite d’Ailly :

 

aabbaa. Henri de Coligny (xxxx - Ostende, 10 septembre 1601), colonel général de gens de pied français, entretenus par le roi en Hollande, amiral de Guyenne, gouverneur de Montpellier. Il passa en Hollande, au secours des Etats contre les Espagnols et y mourut.

 

aabbab. Gaspard III de Coligny (26 juillet 1584 - Châtillon, 14 janvier 1646), comte de Coligny, etc, amiral de Guyenne, gouverneur de Montpellier. Il commença ses premières campagnes contre les Espagnols en Hollande, où le roi lui donna (1614) un charge de colonel général. De retour en France, il reçut (10 mars 1616) le commandement d’Aigues Mortes et la charge de maréchal de France (11 février 1622). Sa terre de Châtillon sur Loing fût érigée (18 août 1643) pour lui en duché-pairie, sous le nom de Coligny. Il avait épousé (16 août 1615) Anne de Polignac, fille de Gabriel, seigneur de St Germain, et d’Anne de Valzergues. Il eut, entre autres enfants :

 

aabbaba. Gaspard IV de Coligny (1610 - château de Vincennes, 9 février 1649), lieutenant général des armées du roi, général des troupes françaises en Hollande au service des Etats. Il servit en France sous le duc de Châtillon, son père, eut (1642) la charge de maître de camp du régiment de Piémont et abjura (mai 1643) l’hérésie de Calvin. Le roi érigea (1646) en sa faveur la terre de Châtillon en duché, changeant le nom de Coligny qui lui avait été imposé du vivant de son père. Il mourut à l’âge de 38 ans et 9 mois. Il eut d’Elisabeth Angélique de Montmorency : Henri Gaspard de Coligny (1649 - 25 octobre 1657), né posthume.

 

aabbb. Charles de Coligny (Châtillon, 10 décembre 1564 - 27 janvier 1632), marquis d’Andelot et de St Brès, lieutenant général en Champagne, fils puîné de Gaspard de Coligny et de Charlotte de Laval, sa première femme. Il fut fait (1619) chevalier des ordres et laissa de Huberte de Chastenay, dame de Dinteville et de Lanty :

 

aabbba. François, lieutenant du gouvernement de Champagne, qui se retira chez les pères de l’Oratoire, où il mourut.

 

aabbbb. Bernard (xxxx - avant 1630), lieutenant général (après son frère) au gouvernement de Champagne. Il épousa (22 septembre 1625) Gabrielle de Pouilly et mourut sans enfant.

 

aabbbc. Marie Marguerite (xxxx - 1673), mariée (7 août 1621) à Pierre Ernest, comte de Créanges.

 

aabbc. Du second lit vint Béatrice, née posthume, mariée (30 novembre 1600) à Claude Antoine Bon, baron de Meuillon et de Montauban.

 

aabc. François, auteur de la branche des seigneurs d’Andelot et comte de Laval. François de Coligny, seigneur d’Andelot, colonel général de l’infanterie française, troisième fils de Gaspard de Coligny, Ier du nom, et de Louise de Montmorency. Il épousa en premières noces (19 mars 1547) Claude de Rieux, comtesse de Laval et de Montfort. Il épousa en secondes noces (août 1564) Anne de Salm.

 

Du premier lit vinrent  :

 

aabca. Guy Paul de Coligny (rivière de Pau, 13 août 1555 - avril 1586), dit Guy XIX, comte de Laval, etc. Il défit (7 avril 1586) le régiment de Tiercelin, y perdit deux de ses frères et mourut 8 jours après. Il avait épousé (1er septembre 1583) Anne d’Alègre, fille aînée de Christophe, marquis d’Alègre, et il laissa :

 

aabcaa. Guy de Coligny (6 mai 1585 - 30 décembre 1605), comte de Laval, XXème du nom, dernier de cette branche. Mort sans alliance, tous les biens de la maison de Laval passèrent à Henri, sire de La Trémoïlle et duc de Thouars, et tous les biens de la branche de Rieux passèrent à la branche de Lorraine-Elbeuf.

 

aabcb. François (Paris, 22 août 1559 - Tiercelin, près de Saintes, 9 avril 1586), sire de Rieux, qui se signala à la levée du siège de Taillebourg.

 

aabcc. Marguerite (28 février 1553 - xxxx), seconde femme de Julien de Tournemine, seigneur de Montmoréac, morte en couches de son premier fils.

 

Du second lit sont issus deux fils et deux filles (mariées).

 

ab. Lourdin, institué héritier de la maison de Saligni, mort (1466) sans alliance à la suite du duc de Bourbon.

 

ac. Jacques, dit Lourdin, tige de la branche des seigneurs de Saligni. Jacques de Coligny, dit Lourdin, seigneur de Saligni, etc, quatrième fils de Guillaume, seigneur d’Andelot, et de Catherine, dame de Saligni, fut substitué (11 juin 1441) à Lourdin de Coligny, son frère, pour tous les biens de la maison de Saligni, par testament de son aïeul maternel, à condition d’en prendre le nom et les armes. Il suivit Charles, duc de Bourgogne, contre Louis XI, et fut fait prisonnier à Montlhéry (1465). Ses armes étaient « de gueules à trois tours d’argent » (maison de Saligni). Il laissa d’Isabeau de Ternant, fille de Charles du même nom et de Jeanne de Vienne, entre autres enfants :

 

aca. Renaud Lourdin de Coligny (1478 - 24 août 1547), seigneur de Saligni, baron de La Motte St Jean, etc, chambellan des rois Louis VIII, Charles XII et François Ier. Il fut l’un des gentilhommes de la reine Anne (de Bretagne). Il épousa (mai 1513) Jacqueline de Montboissier, fille de Jean, baron de Montboissier, et de Marguerite de Vienne-Listenois, dont il eut :

 

acaa. Marc Lourdin de Coligny (septembre 1524 - 1er novembre 1597), seigneur de Saligni, baron de La Motte St Jean, etc, chevalier de l’ordre du roi et gentilhomme de sa maison. Il avait épousé (juin 1550) Gabrielle Loup, fille de Louis, seigneur de Pierrebrune, et d’Antoinette de La Fayette, dont il eut, entre autres enfants :

 

acaaa. Gaspard de Coligny (xxxx - 1629), Ier du nom de sa branche, seigneur de Saligni, baron de La Motte St Jean, du Rouffet, etc, lieutenant général pour le roi en Bourbonnais. Il épousa (novembre 1584) Françoise de La Guiche, fille de Claude, seigneur de St Géran, et de Suzanne des Serpens, dame de Chitain, dont il eut, entre autres enfants :

 

acaaaa. Gaspard II de Coligny (10 juin 1590 - xxxx), comte de Saligni, baron de La Motte St Jean, du Rouffet, etc. Il fut notamment gouverneur d’Autun et bailli de Charolais. Il épousa (juin 1610) Jacqueline de Montmorin, fille de Gaspard, baron de St Hérem, et de Claude de Chazeron, dame de Volore, dont il eut, entre autres enfants :

 

acaaaaa. Jean de Coligny (xxxx - 6 avril 1686), comte de Saligni, baron de La Motte Saint Jean, etc, lieutenant général des armées du roi, qui laissa d’Anne Nicole Cauchon de Maupas, fille de Jean Baptiste Cauchon de Maupas, baron du Tour, etc, et de Marie Morillon :

 

acaaaaaa. Gaspard Alexandre, comte de Coligny, après avoir été abbé de St Denis de Reims et de l’Isle Chauvet. Il fut maître de camp du régiment de Condé (cavalerie) et mourut (14 mai 1694), âgé de 32 ans, sans postérité de Marie Constance Adélaïde de Madaillan, fille d’Arnaus, marquis de Lassé, et de Marie Marthe Sibour. Avec lui se termine une maison qui a subsisté près de 7 siècles.

 

acaaaaab. Marie (1667 - 17 août 1693), mariée (1687) à Louis de Mailly, marquis de Nesle, maréchal des camps et armées du roi. Elle décéda dans sa 26ème année.

 

acaaaaac. Louise Alexandrine, mariée à Nicolas, marquis de Fresnoy.

 

acaaaaad. D’autres endants, morts jeunes.

 

ad. Antoine, auteur de la branche des seigneurs de Creffia et de Buenc, qui viendra en son rang.

 

Branche des seigneurs de Cressia

 

Antoine de Coligny (xxxx - 1496), seigneur de Buenc, etc, cinquième fils de Guillaume II de Coligny, seigneur d’Andelot, et de Catherine, dame de Saligni, eut pour descendant (au sixième degré) :

 

Joachim (vivant en 1644), dit le marquis de Coligny, mort le dernier de sa branche. Il épousa Jeanne de Talaru, dame de Rivoire, etc, fille de Christophe, marquis de Chalmazel, et de Jeanne du Saix, sa première femme.

 

Branche des anciens seigneurs de Cressia

 

Béraud de Coligny, seigneur de Cressia et de Beaupont, lieutenant du comté de Bourgogne, second fils d’Etienne de Coligny, Ier du nom, seigneur d’Andelot, et d’Isabeau de Forcalquier, eut pour descendant :

 

Jean de Coligny (xxxx - bataille de Nicopolis, 1396), qui suivit Jean de Bourgogne, comte de Nevers, en Hongrie. Il laissa de Simone de Tournon, fille de Guillaume, seigneur de Tournon, et d’Alix d’Uzès :

 

Henri de Coligny (xxxx - 1407), dernier de sa branche, sans alliance ni postérité.

 

Branche des seigneurs de Crélia (confusion avec Cressia ?)

 

Hugues de Coligny, seigneur de Crélia et de Civria, quatrième fils de Humbert de Coligny, IVème du nom, eut pour descendant (au troisième degré) :

 

Guillaume de Coligny, mort le dernier de sa branche, qui eut pour fils :

 

Amédée, seigneur de Crélia, vivant en 1324.

 

Armes : « de gueules à l’aigle d’argent, becquée, membrée et couronnée d’azur » (cf Anselme, tome VII, pages 144 et suivantes).

 

Armes des Coligny : « de gueules à l'aigle d'argent membrée, becquée et couronnée d'azur, armée et lampassée d'or »

 

Armes de la commune de Treffort-Cuisiat : « de gueules à la croix d'argent, cantonnée en chef à dextre d'une tour d'or, ouverte et ajourée du champ, maçonnée de sable, et en pointe à senestre d'une rose aussi d'argent »

 

8. Toponymie

 

La commune de Coligny (01270) est située à peu de distance au Nord de Treffort-Cuisiat. On trouve ailleurs Châtillon-Coligny (45230) et Coligny (57530).

 

Cressia (39270) est un nom de même construction que Creissan (34370), Creissels (12100), Cressin Rochefort (01350), Cressac Saint Genis (16250), Cressanges (03240), Cressat (23140), Cresse (17160), Cressely (78114), Cressenssac (46600), Cresserons (14440), Cresseveuille (14430), Cressin Rochefort (01350), Cressonsacq (60190), Cressy (76720), Cressy Omencourt (80190), Cressy sur Somme (71760), Creyssac (24350), Creysse (24100 et 46600), Cresseilles (07000) ou Cressensac et Pissot (24380).

 

9. Bibliographie

 

Annales de géographie,Année 1913, Volume 22, Numéro 126

Pages 399-416, Georges Chabot, « Le Revermont. Etude sur une région karstique du Jura méridional »

 

Anonyme, « Galerie de l'ancienne cour », ou « Mémoire anecdote pour servir àl’histoire des règnes de Louis XIV et de Louis XV », 1786

Tome 3 (intendant Bouchu)

 

Barbero Dominique, Brunet Guy, « Déclaration des biens, charges, dettes et statistique des communautés de la généralité de Dijon, rédigée par Claude Bouchu », Editions ECU, Lyon, 1978

Tome 1, bailliage de Bugey, bailliage du pays de Gex

Tome 2, bailliage de Bresse, Val-de-Fier

 

Baux Jules (1806-1890), « Nobiliaire du département de l'Ain (XVIIe et XVIIIe siècles). Bugey et Pays de Gex », Francisque Martin-Bottier, Bourg en Bresse, 1864

 

Bossi Giuseppe Aureliano Carlo (1758-1823), « Statistique générale de la France (Ain) »

 

Brunet Guy et Rosset Danièle, « Paroisses et communes de France. 01, Ain » (démographie historique), Editions du CNRS, Paris, 1978

 

Buet Charles, « L'amiral de Coligny et les guerres de religion au XVIème siècle », Société générale de librairie catholique (Paris), J. Albanel (Bruxelles), H. Trembley (Genève), 1884

 

Bullioud Pierre, « Inventaire des titres recueillis par Samuel Guichenon, etc », Imprimerie de Louis Perrin, Lyon, 1851

 

Conseil général de l’Ain, « Richesses touristiques et archéologiques du canton de Treffort », Pré-inventaire, Imprimerie Gatheron, 1982

 

Debombourg G., « Histoire de l’abbaye et de la ville de Nantua », Imprimerie de Frédéric Dufour, Bourg, 1858

 

Guichenon Samuel (1607-1664), « Histoire de la souveraineté de Dombes » (2 tomes), 1662, publiée par M.C. Guigue, Aug. Brun (Lyon), Francisque Martin-Bottier (Bourg en Bresse), Dumoulin (Paris), 1874

 

Guigue Marie Claude (1832-1889), Topographie historique du département de l'Ain, ou Notices sur les communes, les hameaux, les paroisses, les abbayes, les prieurés, les monastères,..., accompagnée d'un précis de l'histoire du département depuis les temps les plus reculés jusqu'à la Révolution, Gromier Aîné, Bourg en Bresse, 1873

Contient des indications sur l’histoire et la toponymie locales

 

Lateyssonière A.D.N. de -, « Recherches historiques sur le département de l'Ain » (tome 3), Imprimerie de P.F. Bottier, 1841

 

Martinot Paul, « Texte sur Cuisiat »

 

Philipon Edouard, « Dictionnaire topographique du département de l'Ain comprenant les noms de lieu anciens et modernes », Imprimerie nationale, Paris, 1911

 

Rostaing Ed., « Familles des Croisades du département de l'Ain », Lyon, Imprimerie de Vingtrinier, 1872

 

Sandras Gatien Courtilz de -, « La vie de Gaspard de Coligny, seigneur de Chatillon sur Loin [sic], etc », Pierre Marteau, Cologne, 1691

 

Société de géographie, « Bulletin »

Année 1913 (page 543, Revermont)

 

Société littéraire, historique etc de l'Ain, « Revue »

Année 1882 (page 143)

 

Thomas Alexandre, « Une province sous Louis XIV. Situation politique et administrative de la Bourgogne de 1661 à 1715 », Joubert Libraire-Editeur, Paris, 1844 (Bouchu)

 

Torre Michel de la -, « Guide de l'art et de la nature (01 - Ain) », Editions Nathan, 1985

 

Sites Internet

 

http://www.treffort-cuisiat.fr/ (site communal)

Association Les amis de Treffort-Cuisiat (Marc Chatelain), Rue Ferrachat, Treffort-Cuisiat