Montigny-Montfort

(24 / 02 / 2012)

 

1. Localisation (Bourgogne, 21 - Côte d'Or)

 

La commune de Montigny-Montfort (D 980) est située à 4 km environ au Sud Sud Est de Montbard. Elle se compose de 4 hameaux : Montigny, Fatin, Villiers et Montfort. Le lieu-dit Montfort est situé à environ 2,5 km sur la droite, en sortant de Montbard : son nom se relie à un château médiéval.

 

Cartes anciennes de la région (source : BnF) :

 

* Carte générale de la France, Semur en Auxois - Montbard (n° 83, feuille 29), carte de César François Cassini de Thury (1714-1784), dessinée par J. Seguin, géographe du roy, gravée par Bourgoin, 1758 ;

 

* Carte générale de la France, Semur en Auxois - Montbard en niveaux de gris (nouvelle édition, n° 83) (mêmes auteurs, même date) ;

 

* Lingones. Archidiaconnés de Tonnerre, et de Bar sur Seyne, dans l'évesché de Langres ou sont en partie les balliages de Sens en Champagne, de Bar sur Seyne, de la Montagne, de Semeur en Auxois et en Bourgogne, carte de Nicolas Sanson d'Abbeville (1600-1667), Chez P. Mariette, Paris ;

 

* Partie septentrionale du gouvernement général de Bourgogne ou se trouvent l'Auxerrois, les bailliages de Semur en Auxois, de Chatillon sur Seyne, ou de la Montagne, de Bar sur Seyne, d'Autun, de Dijon, partie de celui de Challon sur Saone et du Charolois, carte du Sr Gilles Robert de Vaugondy (1688-1766), gravée par Jean Baptiste Henri Delahaye (17..-18..?), Paris ;

* Plan topographique des environs du mont Auxois, anonyme, sans date.

2. Description

 

Les vestiges du château (propriété privée, IMH par arrêté du 30 décembre 1925) occupent l'extrémité d'un promontoire rocheux situé au confluent de 2 cours d'eau, le ruisseau des Loirs et la rivière Dandarge, laquelle se jette dans la Benne, à Montbard. Pour sa défense, l'emplacement du château fut isolé de la colline attenante par le creusement de 2 fossés. Le château domine de 80 mètres l’ancienne voie reliant Montbard à Semur en Auxois. Il ne semble pas exister de traces archéologiques antérieures à celles-ci.

 

De façon générale, l'ensemble des constructions a été réalisé à l’aide de pierres en bel appareil.

 

2.1. Ruines du château (XIIIème-XIVème)

 

Elles sont constituées :

 

* de pans de murailles formant enceinte, laquelle est flanquée de tours ou demi-tours aux angles et entoure une basse cour cloisonnée ;

 

* des restes d'un logis avec salles ogivales, dont la façade possède une courtine élevée flanquée de 3 tours polygonales ;

 

* d'une chapelle contenant une cloche (XVIème, classée) ;

 

2.2. Autre élément remarquable

 

Une porte sculptée (XIVème) de l'ancien prieuré de Montfort.

 

2.3. Iconographie

 

* état en 1830 (in Mémoires de l’Académie de Dijon) ;

 

* état en 1835 ;

 

* dessin lavis à l'encre brune sur traits à la mine de plomb (9,3 cm x 12,8 cm), par un auteur anonyme du XIXème, collection Hippolyte Destailleur (1822-1893) (source : BnF) ;

 

* gravure en couleur de Ransonnette (XIXème), d’après un dessin de Rauch, selon une vue voisine de la précédente ;

 

* dessin au crayon (propriété de l'auteur), réalisé (mai 1861) par Charles d'Hombres, reçu (1865) à l'E.N.S. (section des Lettres) puis (1872) agrégé d'histoire et géographie. Ce dessin représente la face Nord du château. Sur la droite, une tour crénelée est représentée avec une embase circulaire : ceci contredit la forme rectangulaire de la base subsistante. Le cours d'eau au premier plan est la Dandarge, mais elle est aujourd’hui moins large. Ce dessin semble infirmer des représentations antérieures décrivant un château plus délabré : ainsi, le toit a disparu sur une représentation de 1830. Cependant, des restaurations ont pu avoir été apportées à l'édifice ;

 

* cartes postales anciennes : A, B, C ;

 

* façade du logis (photographie des années 1980) ;

 

* tour polygonale gauche, vue rapprochée de l’entrée ;

 

* vue de la courtine, côté avers de la façade (traces de voûtes, cheminées).

 

2.3. L’église de Montigny-Montfort

 

Cet édifice possède un choeur (XIIIème), un avant-choeur roman portant le clocher et un retable (XVIIème).

 

2.4. Interprétations

 

Planté sur un éperon rocheux dominant une petite vallée, le château comportait au Sud une vaste basse cour, séparée du plateau par un fossé de 10 m de large et 5 m de profondeur, et à laquelle on accédait par une porte accostée de 2 tours circulaires dont subsistent les bases. Subsistent aussi en partie la tour ronde qui en flanquait l'angle Sud Ouest et la muraille, percée de meurtrières et défendue par 3 tours qui en constituaient le flanc Ouest. Un second fossé, d'une quinzaine de mètres de large, précède le château proprement dit.

 

2.4.1. La basse cour

 

Celle-ci était vaste : ses granges, écuries et bâtiments d'exploitation ont disparu. Sur la gauche sont demeurés en état, à bonne hauteur, les fortifications qui dominaient le vallon des Loirs : grosse tour circulaire, longue muraille percée d'embrasures d'artillerie et jalonnée de tours ouvertes à la gorge. Cet ensemble, de médiocre appareil, aurait été élevé hâtivement, postérieurement au château lui-même (guerre de Cent Ans ?).

 

2.4.2. Le logis

 

Il en subsiste, vers l'Ouest, une façade remarquable, d'environ 30 m, dotée de 3 tours de flanquement polygonales, dont 2, situées vers la droite, encadrent la porte d’entrée. Cette façade comporte donc une tour polygonale à chaque extrémité.

 

La porte d'entrée, au linteau en arc brisé (arcade en tiers-point), et jadis défendue par une herse, est située entre la tour orientale et une troisième tour à 5 pans, hors oeuvre, de dimensions légèrement inférieures. Entre ces 2 dernières tours, au niveau du second étage des bâtiments (disparus) qui s'adossaient à cet ensemble, on voyait encore (XIXème) des machicoulis formés d'un arc surbaissé supportant un parapet en surplomb percé d'une archère. Au-dessus d'une corniche en boudin, circulait sur les tours et les courtines, percées de rares archères, un chemin de ronde couvert que l'on devine encore.

 

La façade du logis barre l'éperon dans toute sa largeur : elle est haute et bien conservée. Un fossé de 15 m de profondeur, taillé dans le rocher, la précède. Ses 3 tours prennent assise au fond de ce fossé. Celle de gauche, la tour Amélie (fille de Guillaume le Taciturne), haute de quelques 30 m, est en excellent état.

 

Ces tours ont une forme originale hexagonales (6 pans, en comptant la courtine elle-même). Leur coupe est basée sur un rectangle intérieur dont la face externe (virtuelle) supporte 3 pans en saillie (conception semblable à celle du donjon de Montbard). De plus, les tours et la courtine ont la même hauteur, ce qui diffère de l'architecture militaire habituelle au Moyen Age, où les tours dominent généralement la courtine qui les relie. La conception de la Bastille de Paris (circa 1369) suit la même idée.

 

Autre originalité, cette même façade était percée à hauteur du second étage d'une ligne d'archères desservie par une ligne continue ménagée dans l'épaisseur de la muraille (« gaine »), ce qui est un dispositif rare au Moyen Age.

 

La porte de ce véritable palais devait être protégée non par un pont-levis, mais sans doute par une passerelle « volante ».

 

Le revers de la façade révèle aujourd’hui les arrachements des étages : traces de cheminées et de planchers. Des bâtiments, répartis autour d'une cour rectangulaire intérieure, subsistent (a) des départs des voutes sur croisées d'ogives des écuries, que surmontaient 2 étages carrés couverts de plafonds sur poutres, (b) les 3 étages voûtés d'ogives de la tour occidentale, desservie par un escalier éclairé par des fentes verticales, ainsi que (c) divers pans de murs.

 

Au rez de chaussé, entre la tour Amélie et la porte d'entrée, se trouvait une salle comportant 4 travées en longueur et 2 en largeur. Elle était couverte d'une voute sur croisée d'ogives, dont subsistent des départs. Les fines moulurations (début XIVème) soulignent le raffinement de l'architecture, qui était rehaussée de peintures dont des fragments ont été retrouvés. Au-dessus, se trouve une immense salle plafonnée, de grande hauteur, chauffée par 2 cheminées imposantes. Un second étage la surmontait. L'intérieur de la tour Amélie est assez bien conservé.

 

En sous-sol se trouve, comme d'usage, une salle « aveugle ». Les salles du rez de chaussée et du premier étage (actuellement inaccessible) sont d’intérieur hexagonal et ont conservé leurs croisées d'ogives. La clef de voute de la salle du rez de chaussée est ornée d'un motif sculpté (agneau pascal), mais il ne s'agit pas de la chapelle, qui devait être dans la tour Est, très délabrée intérieurement.

 

2.4.3. Le style général du château s'apparente à celui de Rochefort (carte postale ancienne), situé à Asnière en Montagne (21500) et non pas à Rochefort (21510).

 

2.4.4. Les travaux de l'association Mons Forti, créée en août 1996, conduisent à noter des similitudes de structure entre ce château et l'ancien château de la Roche, dans le Tonnerrois, aujourd'hui disparu. La « Carte de Tonnerre » (n° 82, feuille 33) de César François Cassini de Thury (1714-1784), indique bien l’existence d’un toponyme la Roche, au Nord Est de Tonnerre et au Sud Ouest de Ricey, sans mention de château mais avec indication d’un symbole parallélépipédique peu interprétable (seulement élévation rocheuse ?).

 

2.4.4. Restitutions

 

* plan du logis (Eydoux) ;

 

* plan du château (Association Mons Forti) et essai d'élévation en 3D par l’auteur.

 

3. Histoire

 

3.1. Un premier château a dû être édifié au XIème (circa 1070). Une famille de Montfort était de l'entourage des ducs de Bourgogne Hugues II, Eudes Ier et Eudes II. Ainsi un Bernard de Montfort participa au conseil du duc Hugues II de Bourgogne qui devait trancher un litige entre le duc et l'archevêque de Lyon, appelé Hugues, neveu du duc. Cette maison de Montfort était aussi alliée à celle de Montbard. Elle semble disparaitre assez rapidement, peut-être par suite des croisades entreprises par les ducs de Bourgogne. Par ailleurs, l’histoire du château entre la fin du XIIème et le milieu du XIVème, période de totale reconstruction, est inconnue.

 

3.2. Le château de Montfort passa ensuite dans plusieurs familles. D'abord (première moitié du XIVème) des Malmont aux Charny, famille importante dont un membre, Geoffroy Ier, se distingua lors de la guerre de Cent Ans : prisonnier des Anglais, sa rançon fut payée par le roi (1351), mais il mourut 5 ans plus tard à la désastreuse bataille de Poitiers. Les Charny conservèrent la baronnie de Montfort de 1340 à 1472 et y cachèrent peut-être le St Suaire (actuellement à Turin). Les seigneurs de Montfort étaient alors vassaux du duc de Bourgogne, qui a peut-être prêté un architecte pour réaliser cet édifice.

 

Montfort passa ensuite aux Bauffremont (vues du chateau de Beaufremont sur le chemin du pont à Sée [Scey] sur Saone en Comté, dessins du XVIIIème de Jean Baptiste Lallemand, à la plume, encre de Chine et aquarelle : A, B). La petite-fille de Pierre de Bauffremont (source BnF, Gallica), Philiberte de Luxembourg, le porta (1494) à la famille de Chalon-Orange. C'est Guillaume de Nassau, surnommé le Taciturne, qui hérita (1544) du dernier Chalon-Orange. Mais ce célèbre Stathouder de Hollande (fondateur de la maison d'Orange, qui régna aux Pays Bas) négligea cette possession. A sa mort (1584), le château échût à l’une de ses filles, Emilie II d'Anvers, qui épousa le prince palatin Frédéric Casimir de Sweibrucken-Landsberg (ou de Deux Ponts-Landsberg) et s'employa à relever le château qui menaçait ruine. C’est ainsi que ce dernier fut profondément remanié (1626).

 

3.3. Leurs descendants vendirent (1688) la seigneurie à Louvois, ministre de Louis XIV, qui ne semble pas non plus lui avoir porté d'intérêt. La petite-fille de Louvois la céda (1730) à Frédéric de la Forêt, qui répara le château et y résida. Au XVIIIème, Montfort était encore habité. A la Révolution, il appartenait au président Gilles Germain Richard de Ruffey (cf Montfort, 25 - Doubs). Le château fut alors vendu comme bien national et partiellement démantelé et ruiné pour ses pierres. Finalement, il fut racheté (1818) par un ancien chasseur du comte de la Forêt. Rarement habité depuis la fin du XVème, il n'a pas subi de transformations importantes. Les intempéries et les pillages ont contribué à dégrader la plupart des bâtiments.

 

3.4. En 1968, le site a commencé à faire l’objet de fouilles et de travaux de sauvegarde. Puis, après un long abandon, Mme Huguette Rossano, professeur à Montbard, entreprit de le réhabiliter, sous les hospices de l'association « Les amis de la cité de Montbard ». Les travaux débutèrent par le dégagement d'une végétation encombrante, puis par le déblaiement des éboulis.

 

Plus récemment (1996), l'association Mons Forti a été créée, et a entrepris des travaux de valorisation systématiques. Divers travaux ont été effectués afin de dégager la structure de l’édifice afin de la rendre davantage interprétable. Des restaurations ont aussi été apportées au bâti, notamment en vue de sa consolidation.

 

4. Héraldique, généalogie, iconographie

 

Le village ne semble pas posséder d'armoiries particulières.

 

Montfort n'apparaît jamais comme antroponyme dans les registres de l'état civil de la commune ; cependant, les plus anciens remontent seulement à 1620.

 

4.1. Armes de Bernard de Montfort : « de gueules à 3 anilles (fers de moulin) d'or (d'argent), posées 2 sur 1 ».

 

On peut noter que l'armorial de Gelre décrit des armes très semblables (inversion des couleurs et émaux : brisure ?) comme étant celles de Henri III de Rover (Mérode ?), burgrave de Montfoort (cf Montfoort aux Pays-Bas). En effet :

 

1570. Henri III de Rover, Bg. de Montfoort (Borchgrave v. Montfoorde) : « d'argent, à 3 anilles de gueules » (cimier : un chapeau conique de sable, sommé d'une boule et accosté de 2 autres d'argent, une couronne d'argent).

 

Ceci peut aussi impliquer soit une confusion, soit une relation entre les deux provinces.

 

4.2. Armes des Vergy : « de gueules à 3 quintefeuilles d'or, posés 2 sur 1 ».

 

4.3. Armes des Charny (d’après Morena) : « de gueules à 3 écus d'argent, posés 2 sur 1 ».

 

Ici aussi, l'armorial de Bellenville (première partie, circa 1375) contient une représentation d'armes identiques (« de gueules à 3 écus d'argent, 2 et 1 »), qu'il attribue à un vassal de l'évêque de Trèves : Gerhard von Wÿnfbeck (?), ou Bohémond de Vansberg lui-même (archevêque en 1286-1299) ?.

 

D'autre part, on remarque la similitude de construction des 3 armoiries précédentes : même couleur de champ, 3 figures de même couleur posées semblablement (brisures ?).

 

4.4. Armes des Beaufremont : « vairé d'or et de gueules » (cf suivantes).

 

4.5. Armes des Bauffremont-Vergy-Charny : « écartelé au 1 et 4 de Bauffremont, au 2 et 3 de Vergy, Charny en abisme ».

 

4.6. Armes des Chalon-Orange : « écartelé au 1 et 4 de gueules, au 2 et 3 d'argent au cor d'azur attaché de gueules, à la bande d'argent brochant, un écu échiqueté d'argent et de sable en abîme ».

 

4.7. Armes des la Forest : « de gueules au chevron d'argent, cantonné de 3 croix du même, 2 et 1 ».

 

4.8. Armes des le Tellier-Louvois : « d'azur à 3 salamandre d'argent en pal, au chef de gueules chargé de 3 étoiles d'argent ».

 

4.9. Armes des Lanneau (d’après Morena, article 21072, qui renvoie aussi à Bédée et Duvigneau) : « d'azur à un barbeau d'argent posé en fasce, au chef aussi d'azur chargé de 3 besans d'or » (Bourgogne). Maintenu noble en 1669 et 1699 sur titres remontés en 1531. Preuves pour Saint Cyr (1733) et pour les écoles militaires (1767). Admis aux Etats de Bourgogne (1599). Seigneur de Marey, de Montfort (Pièces originales 1638-1645. Nouveau d'Hozier 202. Arbaumont et Beaune).

 

8. Toponymie (d’après Roserot)

 

8.1. Le château est cité dès 1070. Les différents noms antérieurs de la commune de Montigny-Montfort (canton de Montbard) ont été les suivants : Montigniacum (1228, Puits d'Orbe, H 1031, copie du XVIIIème), Montaigni (1257, Fontenay, H 582), Montigniacum prope Montem Fortem (1296, B 10487), Montigney amprès Montbar (1348, B 10505), Montygny amprès Montbar (1366, B 10515), Montigny (1367, B 1337), Montaigney emprès Mombart (1371, B 10519), Montigny vers Monfort (1378-1379, B 11512, f° 9 v°), Montaigny Mardereal (1397, B 11513), Montigneyum (XIVème, Longnon, Pouillés, I, 131), Montaigny Mardereaul (1442, B 11515), Montigny lez Montfort (1509, Flavigny, H 215), Montigny Montfort (1574, C 5128 bis, f° 52 r°), Montigny Montbard (1598, Vausse), Montigny lès Montfort (1657, C 5208, f° 62 r°).

 

Le parler local correspondait à la phonétique suivante : Montégné.

 

Il y avait jadis à Montigny une maison forte, citée en 1366 (B 10515).

 

8.2. Par ailleurs, il existait aussi un ancien écart appelé Montfort, qui fut incorporé au village de Meloisey (21190) (rue et ruelle Montfort), situé à 10 km de Beaune.

 

8.3. Montfort est considéré comme hameau de la commune de Montigny Montfort. Un Rainerius de Monteforti est cité en 1075 et en mars 1076 (J. Laurent, I, n° 2). L'appellation de Fortis Mons apparaît en 1075 (Laurent, I, n° 108), puis devient Montfort (1213, Fontenay, H 585), Monfort (1366, B 10515) et Monffort (ou Monsfort) (1498, Moutier Saint Jean, H 321). Le fief corespondait à un ancien château fort qui a été chef lieu d'une baronnie. Une prieure de Montfort est mentionnée (1228, Puits d'Orbe, H 1031) (cf Courtépée, III, 575).

 

En 1789, il y avait au château une chapelle dédiée à St Denis, appartenant aux religieuses du Puits d'Orbe, et qui était une annexe de l'église de Montigny. Enfin, il y avait jadis à Montfort une Maison-Dieu.

 

8.4. Montfort est un lieu, aujourd’hui détruit, situé sur la commune de Chaudenay (71150, « d'azur à la croix ancrée d'or » ?), située non loin de Beaune. On trouve les graphies suivantes : Mont Fort, 1360 (C.O., B 11538, folio 325 v.) ; Montfort, 1381-1382 (C.O., B 11539, folio 34) ; Monfort, 1753 (C.O., B 11029) ; Montfort, 1892 (Siraud, page 140, colonne 1).

 

8.5. Vergy est un nom qui se retrouve dans 3 communes de la Côte d’Or, situées à une dizaine de km au Nord Ouest de Nuits St Georges, et très proches les unes des autres (2 à 4 km) : Curtil Vergy, l’Etang Vergy et Reulle Vergy.

 

8.6. Charny est une commune de Côte d’Or située à environ 35 km au Sud Sud Ouest de Montbard

 

8.7. Beaufremont est une commune des Vosges (ancienne Haute Lorraine) située à quelques 10 km au Nord Ouest de Vittel. On peut noter la proximité de ce lieu avec la Neuveville sous Montfort.

 

9. Bibliographie

 

Académie des sciences, arts et belles-lettres de Dijon, « Mémoires », Frantin imprimeur, Dijon, 1830

 

Cam Michel le -, « Montfort en Auxois et ses seigneurs. Un château à terrasse du XIVème en Bourgogne », in Bulletin de la Société des Amis des Arts et de l'Histoire (tome II), 1970

 

Cam Michel le -, « Quelques notes sur les seigneurs de Montfort du XIème au XVIIème siècle (les familles de Montfort, de Charny, de Chalon-Orange, de Nassau-Orange et les ducs de Zweibrücken-Landsberg) », in Bulletin trimestriel de la Société des sciences historiques et naturelles de Semur en Auxois, n° 12, Tour de l'Orle-d'Or, 1972

Pages 10-27

 

Chambure Charles Hippolyte Maillard de -, « Notice sur l'ancien château de Montfort », in Mémoires de l'Académie de Dijon, 1830

Page 34

 

Courtépée Claude (prêtre) (1721-1781), Béguillet Edme (avocat) (xxxx-1786), « Description historique et topographique du duché de Bourgogne », Chez Causse, Dijon, 1777

Tome 2, page 515

 

Eydoux Henri Paul, « Châteaux fantastiques » (5 tomes), Flammarion, années 1970

 

Mons Forti (Association -), « Une seigneurie : Montfort en Auxois », 1998

 

Roserot Alphonse (1849-1932), « Dictionnaire topographique du département de la Côte d'Or, comprenant les noms de lieux anciens et modernes », Imprimerie nationale, Paris, 1924

Notamment page 259

 

Rossano Huguette, « Le château de Montfort », in Les amis de la cité de Montbard

N° 6 (pages 1-6) et n° 14 (pages 36-47)

 

Torre Michel de la -, « Le Guide des châteaux de france, Côte d'or », Le méridional, Hermé, 1985 (première édition : Berger-Levrault, 1981)

 

Torre Michel de la -, « Guide l'art et de la nature, 21 - Côte d'Or », Nathan, 1985

 

Sites Internet

 

http://monsforti.jimdo.com/ (site de l’Association Mons Forti)

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%A2teau_de_Montfort_(C%C3%B4te-d'Or) (article de Wikipedia)