Clerval
(24 / 11 / 2008)
1. Localisation (Franche Comté, 25 -
Doubs)
Clerval (25340) (N 83) est
une commune située à 35 km au Sud Ouest de Montbéliard. Sur la rive droite du
Doubs, une hauteur domine Clerval,
avec un dénivelé de 150 m par rapport à la vallée du Doubs : cette colline
porte les ruines du château de Montfort. Un long chemin passe par le flanc
gauche de la colline, après un petit pont (situé sous la voie ferrée), puis
serpente en traversant une petite pinède, une prairie et une pente relativement
praticable. Un autre chemin, plus court mais plus difficile, passe par le flanc
droit de la colline.
* environs de Clerval
extraite d'une carte du comté de Bourgogne (feuille Nord Est) de Jean Querret
(Paris, gravée par J. Lattré, 1748) (source : BnF). La région (vue détaillée)
comprend notamment les toponymes de Clerval (écrit Clereval), Pompierre,
Santoche, Branne, Roche et Montfort. Contrairement au cas de Treffort-Cuisiat (01 - Ain),
l'auteur inscrit (mi-XVIIIème) Montfort comme château. De même, si
les plans représentés ici n'étaient pas de type conventionnel, mais
correspondraient à des relevés exacts (ce qui semble cependant douteux), la
carte donnerait une idée des proportions de l'emprise au sol du château
relativement à celle de Clerval. D'autre part, la localisation du château est
ici sur une hauteur située en face de la ville, de l'autre côté du Doubs (et
non pas du même côté que Clerval).
* vue de la colline (rive
droite ? du Doubs) supportant les vestiges (photographie Gérard Blanc) ;
* plan schématique de Clerval et
de l'emplacement ;
* cartes postales
anciennes du village : A, B.
2. Description
Les vestiges ne sont guère
analysables. Ce qui reste du château médiéval (Blanc) est constitué de ruines
s'étendant sur 1200 m2 au sommet d'un éperon rocheux. Sous la
végétation et les éboulis, on peut deviner des remparts de 1,90 m d'épaisseur,
des tours (dont un donjon) et des fossés.
* carte ancienne
sur laquelle le toponyme est écrit « Monfor » (1615) ;
* plan schématique
des vestiges du château (cadastre napoléonien, 1836) (source : Mr Gérard
Blanc).
3. Histoire
Avant la création de Clerval,
un village d'une dizaine de maisons en bois et torchis existait à proximité
(zone actuellement appelée « pâture à vaches »). Le site est attesté au
XIVème car le château relevait alors du comté (1332) : toponyme
« Monfourt » (1363). Il appartint ensuite à la maison comtale
de Montbéliard (de 1365 à 1793), puis fut détruit (1674) lors de la conquête
française.
Les terres d’Anteuil, Branne
(25340), Geney, Pompierre (sur Doubs), Roche (lès Clerval) et Santoche
dépendaient de la seigneurie de Montfort.
4. Héraldique et Notes
Le Dictionnaire des Châteaux
indique que celui de Ruffey (le Château), situé à l'Ouest de Besançon, a
appartenu (après 1552) aux Montfort.
En Franche Comté (Morena),
une famille Marmillon de Montfort fut anoblie par charge en 1752 et portait
pour armes : « d'azur
au chevron d'argent chargé vers la cime d'une étoile de gueules et accompagné
en chef de deux girons d'argent et en pointe d'une coquille d'or » (cf
aussi Montfort, 25 - Doubs).
9. Bibliographie
Blanc Gérard, «
Correspondances », 1996 et 1997
Salch Charles Laurent, «
Dictionnaire des châteaux et des fortifications du Moyen Age en France »,
Editions Publitotal, Strasbourg, 1979-1987
Torre Michel de la -, «
Guide de l'art et de la nature (25 - Doubs) », Editions Nathan, 1985